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"Papa" annonce le retour d'une Wallonie qui gagne

Le désendettement avance plus vite que prévu et la cotation financière internationale se porte bien. Pour le ministre du Budget, Michel "Papa" Daerden, ces données ne sont pas anodines. Alors que certains annoncent une nouvelle réforme de l'état, le candidat tête de liste liégeois pour la Chambre estime que "le débat financier est un débat-clé".

(belga) En vertu de l'accord de coopération qui répartit l'objectif budgétaire pour les différentes entités du pays, la Flandre devait s'astreindre à un surplus de 419 millions d'euros, la Communauté française à 1 million et la Région wallonne à 21 millions (-27,5 pour Bruxelles). "L'accord est respecté (les surplus sont même plus importants que prévus: en norme SEC, ils atteignent 9,6 millions en Communauté française et 83,9 millions en Région wallonne, Ndlr) c'est la preuve de la loyauté de la Communauté et de la Région vis-à-vis du fédéral", claironne le ministre Michel Daerden, reconnaissant cependant qu'il faut faire preuve de modestie en comparaison avec les résultats flamands. Modestie et prudence, car la situation reste fragile, souligne le ministre. Mais, le désendettement avançant plus rapidement que prévu et la meilleure cotation internationale Moody's, qui permet de juger de la facilité à accéder au marché des capitaux, sont pour Michel Daerden autant d'éléments qui lui donnent "le sentiment d'une Wallonie qui commence à gagner". Cette évolution n'est pas seulement importante sur le plan financier, souligne le grand argentier wallon. En principe, l'actuel accord de coopération qui répartit l'effort entre les entités court jusqu'en 2010. Selon certaines hypothèses, la dotation aux entités pourrait être revue à la baisse ou des compétences pourraient être régionalisées sans leur financement. "C'est deux fois non", rétorque Michel Daerden qui se refuse cependant à entrer dans un scénario de politique-fiction. "Ce qu'il faut, c'est aller à la table de négociation en dominant les paramètres pour ne plus connaître 1989 (la réforme de l'Etat transférant l'enseignement aux Communautés, Ndlr)", souligne le ministre PS. Et l'homme fort d'Ans d'ajouter: "ce qu'il faut aussi, c'est tout faire, en 2007, pour qu'un socialiste francophone soit premier ministre; et je pense à Elio, pour qu'il n'y ait pas d'équivoque".

Photo Belga

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