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Pas de plan Marshall sans capitaux privés

Pour réussir, le plan Marshall a aussi besoin de capitaux privés, a souligné mardi Jean Stéphenne, président de GSK Biologicals et du pôle de compétitivité wallon des sciences du vivant, lors d'une présentation organisée par l'Union Wallonne des Entreprises (UWE).

Le siège de l'UWE à Wavre - Photo: Belga

(belga) - La démarche des pôles de compétitivité a permis, aux dires de ses promoteurs, de réunir les entreprises et les universités autour de projets communs. La part mise par le monde économique demeure toutefois inférieure à celle des pouvoirs publics. La Région wallonne fournira ainsi 69 millions d'euros pour la première phase des pôles de compétitivité alors que les entreprises mettront 34 millions d'euros, avait indiqué vendredi le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt.

"Nous démarrons avec un financement public mais le plan Marshall ne sera un succès que si l'on parvient à attirer du capital à risque. Le financement public est nécessaire mais il ne suffira pas à assurer la réussite du plan", a expliqué M. Stéphenne.

Il s'est toutefois montré optimiste sur ce point. Selon lui en effet, une fois les pôles matures, ce financement suivra.

Si le gouvernement wallon met de l'argent sur la table, il se doit aussi de traiter les dossiers dans un délai raisonnable. "Si les délais de traitement des dossiers sont ce qu'ils sont, l'un des aspects attractifs des pôles disparaîtra", a averti le président de l'UWE, Vincent Reuter.

Il a aussi appelé le gouvernement à varier ses modes d'intervention financière, essentiellement pour la recherche. Actuellement, ils prennent la forme d'avances récupérables mais les entreprises préféreraient parfois bénéficier d'une subsidiation directe, quitte à ce qu'elle se fasse à un taux réduit, a-t-il indiqué.

Les différents patrons présents ont également répondu, sans prendre d'engagement, aux critiques émises par le jury et relayées par le gouvernement concernant l'absence d'investissement des entreprises dans la formation.

"En six mois, nous avons constitué les pôles mais nous ne savions pas tout faire dans un tel délai. Les entreprises et les université vont y réfléchir mais on ne résout pas le problème de la formation en un coup de baguette magique", a fait remarquer M. Stéphenne.

La formation dépendra aussi de l'évolution des pôles de compétitivité et de leurs résultats.

"Nous ne pouvons pas dire non plus quelles sont les qualifications dont nous aurons besoin dans 10 ans, alors que les technologies que nous allons développer ne sont pas encore mises au point", a ajouté Philippe Schleicher (Techspace Aero).

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