Peu d' "intérêt" pour l'émission des Bons d'Etat

Commencée le vendredi 22 février, l'émission des bons d'Etat a permis à l’Administration de la dette belge de récolter, à la date du 28 février, la somme de 52,44 millions d’euros. Lors de la souscription de décembre 2007, les souscriptions totales avaient porté sur 78,5 millions. L'émission actuelle s'achève le lundi 3 mars.

Bruxelles (L'Echo) - Le succès se fait attendre pour la souscription en cours des bons d’Etat. Commencée le vendredi 22 février, elle a permis à l’Administration de la dette belge de récolter, à la date du 28 février, la somme de 52.439.000 d’euros. Le bon à trois ans (3,50% brut) est le plus demandé, avec une somme de  27.708.000 d’euros.

Lors de la souscription de décembre 2007, les souscriptions totales avaient porté sur 78,5 millions. Il reste très peu de temps pour que l’actuelle émission - qui s’achève ce lundi 3 mars- égalise au moins ce montant.  En admettant qu’elle y arrive, on ne pourra toutefois pas la qualifier de succès, alors que l’Etat belge levait habituellement largement plus de 100 millions d’euros jusqu’à l’automne dernier, lors de chaque émission.

Les épargnants particuliers, à qui s’adresse ce type d’opération, boudent une fois de plus cette émission. La volatilité qui persiste sur les Bourses auraient pu pourtant donner à penser que les épargnants se tourneraient en masse vers ce type de produit, considéré comme plus stable. 

L’explication tient sans doute dans le manque d’attractivité des taux proposés. Il est vrai qu’il y a un an les taux de ces  papiers, à l’exception de celui à 8 ans, étaient supérieurs à ceux proposés en ce moment. Ce n’est pour autant que ce dernier, qui offre un coupon brut de 3,75%, est plus populaire. En cause, le supplément d’intérêt brut ne sélève qu’à 0,25% par rapport à celui du bon à 3 ans. De plus,  et cela vaut pour toutes les échéances, l’inflation qui menace actuellement (3,6% en rythme annuel), amoindrit l’«intérêt» de souscrire.

M.C.

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