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Réactions au plan de soutien financier

Les marchés financiers ont réagi défavorablement dans un premier temps à ces annonces, Wall Street décrochant de 2,8% environ tandis que les marchés européens perdait autour de 2,9% vers 16h25 GMT. Parallèlement, le dollar cédait du terrain et les emprunts d'Etat progressaient.

(Reuters) - Premières réactions d'économistes et de professionnels des marchés financiers à la présentation mardi par le Trésor américain et la Réserve fédérale d'un nouveau plan de soutien au secteur financier.

Ce "Plan de stabilité financière" prévoit notamment la création d'une nouvelle structure associant capitaux publics et fonds privés pour sortir des actifs dit "toxiques" du système bancaire, afin d'encourager les banques à prêter en réduisant leur exposition au risque.

La Fed, elle, se dit prête à porter à 1.000 milliards de dollars les capitaux disponibles dans le cadre de la facilité Talf (Term Asset-Backed Securities Loan Facility) censée faciliter l'octroi de crédits aux entreprises et aux ménages.

Les marchés financiers ont réagi défavorablement dans un premier temps à ces annonces, Wall Street décrochant de 2,8% environ tandis que les marchés européens perdait autour de 2,9% vers 16h25 GMT. Parallèlement, le dollar cédait du terrain et les emprunts d'Etat progressaient.

MATTHEW STRAUSS, STRATEGE CHANGES, RBC CAPITAL MARKETS

"Je ne suis pas surpris de voir que les réactions sont mitigées sur le marché des changes. Il y a eu un rally vendredi sur l'anticipation de ce plan et maintenant les investisseurs se projettent dans l'avenir, au-delà de ce programme.

"Je pense qu'il y a une certaine déception du fait qu'il n'y a pas assez de détails pour provoquer un retournement des marchés."

JAMES ELLMAN, PRESIDENT, SEACLIFF CAPITAL:

"Les investisseurs veulent de la clarté, de la simplicité et de la détermination. Ce plan est considéré comme alambiqué, brouillon et brumeux.

"On sait que Geithner est parvenu à passer outre pas mal de gens de l'administration Obama et qu'il pense qu'il ne faut pas être trop dur avec les actionnaires et les dirigeants des banques. Donc les actionnaires ont obtenu un meilleur accord, mais ça n'est toujours pas un bon accord."

CARL LANTZ, STRATEGE TAUX, CREDIT SUISSE

"Les détails sont très vagues. On dirait que, pour ce fonds d'investissement public-privé, ils explorent toujours toute une série de structures différentes, ou qu'ils attendent la contribution des acteurs des marchés.

"C'est le genre de trucs qu'on a déjà entendu avec le plan TARP et qui suggère qu'ils n'ont toujours rien mis au point de très spécifique.

"Je pense que cela va être une déception au niveau des actifs risqués et que c'est bon pour le marché obligataire."

ROBERT BRUSCA, ECONOMISTE, FACT AND OPINION ECONOMICS

"Encore hier, le débat portait sur une bad bank. Finalement, on a quelque chose de complètement nouveau."

"Ce n'est pas de l'expérimentation qu'il nous faut ici. Je ne suis pas sûr que ce truc public/privé fonctionne. J'ai des doutes. Cela revient à l'idée initiale du plan TARP avec un processus d'enchères."

ALAN RUSKIN, STRATEGE DEVISES, RBS GREENWICH CAPITAL:

"Pour que le marché appréhende réellement le plan, il va falloir l'examiner en détail, parce que le diable est vraiment dans les détails. On parle d'engagements importants de ressources de l'Etat pour faire baisser les mensualités des prêts immobiliers. Cela relance la possibilité que la Fed achète des Treasuries mais cela n'est absolument pas dit clairement."

MICHAEL WOOLFOLK, STRATEGE CHANGES, BANK OF NEW YORK MELLON

"Ce qu'on a, c'est beaucoup d'argent consacré à traiter les actifs toxiques, et cela doit être interprété comme positif. "(Geithner) dit qu'ils s'efforcent de dégeler le marché du crédit et que le fonds pour les actifs toxiques pourrait être augmenté à hauteur de 1.000 milliards de dollars, ce qui est tout à fait positif.

"Il faut aussi noter que la facilité Talf est soutenue par des fonds supplémentaires du Trésor. C'est une tentative correcte pour régler directement le problème des actifs toxiques qui sont au coeur de la crise financière."

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