Réactions de l'Inami et du ministre de la Santé

(belga) Pour l'Inami, il n'y a actuellement aucune raison de montrer les hôpitaux du doigt quant à leurs pratiques en matière d'achat de médicaments, avant d'avoir les résultats d'une évaluation du système de financement des médicaments, a déclaré lundi le docteur De Ridder, directeur général du service des soins de santé de l'Inami. Une première évaluation du système actuel est prévue dans le courant de 2008.

Le docteur De Ridder confirme que 71% du prix des médicaments destinés aux hôpitaux sont couverts par le système forfaitaire, calculé par hôpital. Il est vrai aussi qu'un certain nombre de médicaments ne sont pas couverts par le forfait. Il s'agit notamment des médicaments très coûteux contre le cancer.

Pour le docteur De Ridder, la pratique de "dumping" sur les prix des médicaments dans les hôpitaux, dénoncée lundi par un quotidien flamand, n'est pas neuve. Il y a toujours eu concurrence entre les entreprises pharmaceutiques, dit-il. Et de préciser que l'Inami n'a pas droit de regard sur les prix facturés par les hôpitaux. Il n'y a dès lors pas lieu de tirer des conclusions prématurées.

S'il y a lieu, le moment venu, d'améliorer le système de financement des médicaments destinés aux hôpitaux, il appartiendra aux pouvoirs publics de tirer les conclusions.

De son côté, le cabinet du ministre de la Santé, Rudy Demotte, défend le nouveau système de financement des médicaments des hôpitaux. Il précise que ce système n'est pas d'application pour l'hospitalisation d'un jour et pour les hôpitaux psychiatriques et de revalidation. Il estime que les pratiques dénoncées par le journal De Morgen relèvent de l'ancien système de financement.

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