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Réfléchir à l'avenir du bon d'Etat

Pour Jean-Pierre Arnoldi, administrateur général de l'Agence de la dette, le moment est venu de réfléchir à l'avenir du bon d'Etat. Toutefois, étant donné le succès que ces bons ont encore enregistré en 2005 malgré les taux d'intérêt très bas et l'annonce de la suppression en 2008 des émissions de titres au porteur, il est d'avis qu'il faut maintenir un produit pour le particulier.

(Belga) M. Arnoldi a présenté jeudi, avec le ministre des Finances, Didier Reynders, le rapport annuel 2005 de la dette fédérale. Ce rapport apporte la confirmation de la diminution de la dette et du fait que la Belgique se rapproche de plus en plus de la moyenne européenne. Alors qu'en 1993, la dette représentait 137,1% du PIB, elle est descendue sous les 100% en 2003. En 2005, elle était de 93,3% et ce malgré la reprise de la dette de la SNCB qui a ralenti le processus de réduction. Selon les derniers chiffres de la Commission européenne, la dette pourrait descendre sous les 90 % du PIB en 2006, a souligné le ministre.

Outre cette diminution constante, le rapport met aussi en évidence la différence entre la situation de la dette belge et la moyenne européenne. Cette différence était d'un peu plus de 70 % en 1993. Elle n'était plus que de 22 % en 2005. "La diminution de cette différence est la conséquence d'un budget en équilibre ou en léger surplus depuis plusieurs années mais c'est aussi dû au fait que d'autres pays européens ont laissé filer leur déficit ces dernières années", a rappelé le ministre. La politique constante de la Belgique en matière budgétaire a aussi amené les agences de notation à maintenir leur rating positif pour la Belgique et l'une d'entre elles l'a même augmenté en faisant passer sa notation pour la dette à long terme de AA à AA+. Didier Reynders a dit espérer atteindre la cotation de AAA dans 3 ou 4 ans.

Tant Jean-Pierre Arnoldi que Didier Reynders ont aussi insisté sur la bonne gestion de la dette et notamment la prudence affichée dans cette gestion par un contrôle stricte des risques. La présentation de ce rapport a été l'occasion pour M. Arnoldi de dire qu'il lui semblait que le moment était venu de réfléchir à l'avenir du bon d'Etat étant donné la suppression de l'émission de titres au porteur en 2OO8. Il a ajouté qu'il fera prochainement des propositions à ce sujet. Il a insisté sur l'attrait d'un produit pour le particulier. Les bons d'Etat sont émis régulièrement 4 fois par an depuis 1996 et représentaient au 31 décembre 2004 un montant de 7,16 milliards d'euros auquel il faut ajouter les 577 millions d'euros de 2005 malgré des taux d'intérêt très bas. "Si la suppression du bon d'Etat est une possibilité, nous n'y pensons pas dans la situation actuelle", a dit M. Arnoldi qui est d'avis qu'il faut maintenir un produit à destination des particuliers.

(Jean-Pierre Arnoldi - Photo: Belga)

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