Reykjavik doit vite renégocier avec Londres et La Haye

Olafur Ragnar Grimsson ©EPA

L'Islande doit désormais vite renégocier avec Londres et La Haye. Le "non" est un message tellement fort que le gouvernement ne peut pas rester sur les mêmes bases de négociation.

(afp) - L'écrasante victoire du non au référendum sur l'accord Icesave a mis sous pression le gouvernement de Reykjavik pour renégocier avec le Royaume-Uni et les Pays-Bas le remboursement de la dette de la banque, dont les Islandais refusent de payer la facture.

Reykjavik a assuré qu'il allait "continuer dans les prochains jours ses efforts déterminés pour trouver une solution satisfaisante" avec Londres et La Haye.

Le non l'a emporté avec 93,2% des suffrages. Ce résultat "est un message tellement fort que le gouvernement ne peut pas rester sur les mêmes bases de négociation" entamées avec les gouvernements britannique et néerlandais, estime Olafur Isleifsson, professeur d'écononomie à l'Université de Reykjavik.

La perspective d'un non, jugé difficilement évitable dès la convocation du référendum début janvier, a poussé Reykjavik à tenter ces dernières semaines -jusque-là en vain- de trouver un nouvel accord avec Britanniques et Néerlandais.
Au cours des négociations, les Islandais ont paradoxalement reçu une offre améliorée mais ils l'ont déclinée sous la pression des partis d'opposition.
Le gouvernement britannique a indiqué dimanche qu'il "restait engagé à trouver un accord définitif". La Haye a dit rester "impliqué dans la recherche d'une solution", tout en se disant "déçu" que l'accord ne soit pas encore entré en vigueur.

A Bruxelles, interrogée sur le risque de ralentissement de la candidature islandaise, la Commission a assuré que les négociations d'adhésion et le règlement de l'affaire Icesave étaient "deux processus séparés".

Mais désormais le temps presse, souligne Olafur Stethenssen, rédacteur en chef du quotidien islandais Frettabladid, qui pense que les négociations pourraient reprendre dès la semaine prochaine comme le veut l'Islande: "Il faut garder à l'esprit que le temps, c'est de l'argent. Les retards peuvent coûter très cher à l'Islande et il va falloir (un accord) dans les semaines qui viennent".

Mais lui-même souligne que rien n'est joué. "J'ai cessé d'être confiant en quoi que ce soit dans cette affaire".

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