Sécurité routière: il faut faire des efforts supplémentaires(Landuyt)

La Belgique a enregistré des progrès en matière de sécurité routière ces dernières années, mais pour continuer à faire baisser le nombre de morts sur les routes et passer sous la barre des 500 victimes d'ici à 2015, il faut faire des efforts supplémentaires, a déclaré le ministre de la Mobilité Renaat Landuyt lors du lancement des deuxièmes Etats-généraux de la sécurité routière, lundi à Bruxelles.

(belga) Lors des premiers Etats-généraux en 2002, le gouvernement avait fixé comme objectif une diminution de moitié des décès sur les routes par rapport à la période 1998-2000 (de 1.500 à 750). En 2005, le nombre de morts avait diminué de 27,5 pc et on dénombrait environ 1.000 morts l'année suivante. Le nouvel objectif est d'atteindre moins de 500 morts d'ici 2015. Selon le ministre de la Mobilité, Renaat Landuyt (sp.a), les premiers Etats-généraux, en 2002, ont produit leurs "effets". "La Belgique figurait alors parmi les plus mauvais élèves européens, alors qu'aujourd'hui, elle est un des pays qui ont connu la plus forte diminution du nombre de victimes", a déclaré M. Landuyt. "Chaque mort est un mort de trop. Nous devons oser citer des chiffres. Nous en sommes aujourd'hui à moins de 1.000 morts par an. A terme, il faut passer sous la barre des 500 morts", a-t-il ajouté.

Le ministre a avancé une série de priorités: des mesures et des statistiques plus rapides, la poursuite de la simplification de la législation (moins de panneaux de signalisation, par exemple), davantage d'attention aux accidents du week-end et un traitement plus sévère des conducteurs à risques. Il voudrait faire des Etats-généraux un instrument quinquennal d'évaluation et de balisage pour le futur. Michel Damar, président du Service public fédéral (SPF) Mobilité et Transports, a ouvert la séance des Etats-généraux, lundi, par une minute de silence en mémoire des victimes de la route et pour la sécurité routière.

Plusieurs experts internationaux ont été entendus dans la matinée. Ainsi, Michel Barthelemy, du ministère français des Transports, a expliqué le système français du permis de conduire à points; Martin Belcher, du bureau d'expertise britannique TMS, s'est penché sur la mise en oeuvre d'audits de la sécurité routière.

Photo Belga

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