Service d'utilité collective

La Chambre a adopté vendredi par 91 oui et 29 abstentions (CD&V et VB) une proposition de loi modifiant la loi du 11 avril 2003 instituant un service volontaire d'utilité collective. Il offre à des jeunes chômeurs ou bénéficiaires du revenu d'intégration une possibilité de s'insérer dans la vie active via un encadrement au sein de l'armée.

(belga) L'objectif n'est en aucun cas de remplacer le service militaire obligatoire ni d'attirer les jeunes dans la carrière militaire mais bien davantage de répondre aux réalités sociales, a souligné Philippe Monfils (MR), un des auteurs de la proposition de loi. Il a aussi rappelé que le débat autour de la loi de 2003 a été relancé après le meurtre de Joe Van Holsbeek.Le service d'utilité collective ne pourra excéder deux fois 6 mois.

Il s'adresse aux jeunes de 18 à 25 ans, chômeurs ou bénéficiaires d'un revenu d'intégration qu'ils soient belges ou étrangers.Le jeune qui s'inscrit dans ce système bénéficiera d'une indemnité de 170 euros, cumulable avec son allocation de chômage ou le revenu d'intégration.Les tâches qui pourront être effectuées par ces jeunes sont très variées comme des travaux au Fort de Breendonck, l'apprentissage des métiers de la construction ou du génie ou encore l'entretien de tombes militaires. Le SUC devrait aussi pouvoir être presté à l'étranger dans le cadre des missions de la défense nationale.Un millier de jeunes par an pourraient bénéficier de ce système.

Publicité
Publicité

Echo Connect