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Suppléments à l'hôpital: des mesures de lutte sont déjà appliquées

L'arrêté du ministre de la Santé Rudy Demotte prenant quatre nouvelles mesures pour lutter contre les suppléments à l'hôpital aura surtout des répercussions sur les hôpitaux privés qui font appel à des médecins non conventionnés, estime l'Association belge des hôpitaux (ABH).

(belga) Dans de nombreux hôpitaux publics ou privés faisant appel à des médecins conventionnés, plusieurs des mesures imposées par l'arrêté royal existent déjà depuis des années et des règlements internes à l'hôpital encadrent également les suppléments, indique-t-on à l'ABH. Dernièrement, deux études publiées séparément par les mutualités socialistes et chrétiennes ont montré que le coût moyen d'un séjour hospitalier à charge du patient avait fortement augmenté ces dernières années. Cette augmentation a été de 31 % de 2000 à 2004, et même de 41 %, par rapport à 1998. Les suppléments réclamés ne représentent qu'une partie de cette augmentation. Parmi ceux-ci, les suppléments d'honoraires ont doublé, passant de 48 à 96 euros de 2000 à 2004.

L'arrêté ministériel prévoit de les interdire pour les patients hospitalisés en chambre simple pour raisons médicales. Mais les études des mutualités soulignaient aussi que l'augmentation des suppléments sur le matériel médical constituait un des postes de frais les plus importants. Par ailleurs, outre les mesures adoptées vendredi en conseil de ministres, le gouvernement avait déjà décidé qu'à partir de ce 1er janvier, les hôpitaux ne peuvent plus facturer de suppléments d'honoraires aux patients qui se trouvent dans des chambres à quatre lits.

Photo Belga

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