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Toute la presse commente le "sacre" à la "soviétique" de Nicolas Sarkozy

Les éditorialistes reviennent tous ce lundi sur l'investiture de Nicolas Sarkozy plébiscité dimanche par les militants UMP, évoquant le "sacre" du ministre de l'Intérieur, le "sarko-show" voire "une démonstration de force" accompagnée d'un score "quasi soviétique".

(afp) Dans Les Echos, Françoise Fressoz qualifie de "score quasi soviétique" les 98,1% de suffrages de l'unique candidat à l'investiture et souligne que l'histoire retiendra "une démonstration de force".Didier Louis résume la tonalité générale dans Le Courrier Picard: "Le sacre, le show, bref le sacro, le Sarko-show", estimant que le candidat a été "ovationné comme un empereur romain".Laurent Joffrin dans Libération estime pourtant que Sarkozy "n'est pas le César ou le Napoléon qu'on voit parfois en lui", la preuve selon lui : "Plébiscité par son camp, seul maître à bord sur le vaisseau du conservatisme moderne, il n'a pas eu besoin des grenadiers de Murat, chers à Villepin, pour s'imposer".Sur ce thème, seul Michel Guilloux dans L'Humanité estime que le plébiscite n'est pas réel: "La seule surprise, dans ce contexte, est venue de la participation : un adhérent sur trois, selon les chiffres officiels, a préféré voter avec ses pieds. C'est dire que jusque dans son propre camp, le candidat a encore du chemin à parcourir pour rassembler."Pascal Aubert dans La Tribune estime que chez celui qu'il décrit comme "l'homme pressé de la politique française "les idées se bousculent ; pas un problème dans ce pays pour lequel il n'ait imaginé une solution".Selon l'éditorialiste du quotidien économique, "ce qui lui manque, à lui, c'est ce que les Français accordent spontanément et sans condition à sa rivale socialiste : la simplicité". Et de noter que "Nicolas Sarkozy a réussi le double exploit d'être le personnage le plus médiatisé de l'univers politique et le plus mal aimé. Un handicap sérieux".Evoquant "la campagne vraiment lancée", les éditorialistes sont nombreux, tel Nicolas Beytout dans Le Figaro, à assurer que "les deux champions sont installés, loin devant tous les autres candidats, tellement loin que l'on voit mal comment le duel final entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal pourrait ne pas avoir lieu".Pour Nicolas Beytout, "la surprise que nous promettent invariablement tous les archivistes des précédentes élections présidentielles, elle s'est évidemment déjà produite : qui aurait pu dire, il y a un an, que +Sarko+ serait seul en piste, après avoir éliminé un à un tous ses rivaux ? Qui aurait pu dire que +Ségo+ serait seule en lice, après avoir pulvérisé chacun de ses adversaires?"

A propos du programme du candidat, François Ernenwein estime dans la Croix qu'il s'agit d'un "catalogue impressionnant où rien ni personne (ou presque) n'est oublié. Ambition attrape-tout, peut-être, mais l'ensemble paraît très concret" et trouve qu'"il souligne par contraste le flou revendiqué du programme de Ségolène Royal".Autre sujet évoqué par plusieurs éditorialistes : l'éventuelle démission du ministre de l'Intérieur. Dans Ouest-France, Jean-Yves Boulic se demande si le ministre ne risque pas de gêner le candidat de l'UMP: "Au fil des semaines à venir, sa double casquette risque d'être plus un handicap qu'un avantage", écrit-il.

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