Trichet: "impardonnable" de laisser l'économie dans une telle "instabilité"

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Le président de la BCE s'exprimait dans le cadre des rencontres économiques d'Aix-en-Provence. Il a une nouvelle fois souligné la fragilité de l'économie.

Bruxelles (afp) -'économie  mondialisée est "fragile" et il serait impardonnable de la laisser dans un "tel état d'instabilité systémique", a estimé dimanche le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet.

"La situation présente est le premier test en grandeur réelle de la résistance ou plutôt de l'absence de résistance, de l'absence de solidité (...) de l'économie financière et de l'économie mondialisée", a déclaré M. Trichet, lors des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, organisées par le Cercle des économistes.

"Nous avons créé progressivement (...) une entité complètement nouvelle et cette entité totalement nouvelle prouve qu'elle est fragile", a-t-il relevé.

"Il serait impardonnable et d'ailleurs il ne nous serait pas pardonné par les citoyens de laisser l'économie internationale dans un tel état d'instabilité économique", a déclaré M. Trichet.
"Nous sommes contraints à un résultat convaincant", a-t-il ajouté.

"Il faut à la fois savoir agir vite et audacieusement quand c'est nécessaire (...) et aussi par le même mouvement, crédibiliser le moyen-long terme", a expliqué M. Trichet.

Selon lui, "il faut crédibiliser le fait que les politiques monétaires ne vont pas relancer l'inflation" et le fait "que les politiques budgétaires vont revenir à un équilibre moyen-long terme".

"Si on ne le fait pas, on perd ce qui est essentiel aujourd'hui, c'est-à-dire la confiance", a-t-il ajouté.
M. Trichet s'est également félicité que "plusieurs éléments" de la politique monétaire de la BCE aient "été validés", saluant un "énorme changement d'esprit".

La politique de la BCE "nous a protégés contre les risques d'inflation quand il y avait un risque d'inflation" et "jusqu'à présent" contre le risque de déflation.

"Nous ne prêchons pas seulement l'orthodoxie mais nous pensons que nous prêchons ce qui est efficace aujourd'hui" pour sortir de la crise, a ajouté le président de la BCE, évoquant notamment les actions jugées non-conventionnelles prises par son institution.

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