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USA: l'économie a encore du souffle, l'inflation reste le principal danger

L'économie américaine a encore du souffle grâce à la vigueur des dépenses de consommation mais l'inflation reste un danger qui éloigne les possibilités de baisse des taux de la banque centrale, estiment les analystes. Les indices publiés sur la semaine écoulée ont montré une progression des ventes de détail en décembre, poussées notamment par la période des fêtes de fin d'année.

(afp) Venant après les bonnes nouvelles sur le front du travail, la semaine précédente, avec un nombre de créations d'emplois supérieur aux attentes, ces statistiques montrent que l'économie semble en passe de réussir son atterrissage en douceur."La hausse de la consommation pourrait atteindre, voire dépasser, les 3,5% au quatrième trimestre (2006) et la croissance du PIB pourrait être supérieure aux attentes et dépasser 3%", a estimé l'économiste indépendant Joël Naroff.

Ces bonnes nouvelles ont poussé la Bourse vers de nouveaux records et soutenu le dollar qui a repris le terrain perdu sur l'euro depuis novembre.Autres bonnes nouvelles, le déficit commercial s'est réduit en novembre, même s'il devrait toutefois dépasser sur l'ensemble de 2006 son déficit record enregistré l'année précédente, à 717 milliards de dollars.Le déficit budgétaire montre lui aussi des signes d'amélioration. Les comptes de l'Etat sont parvenus a dégager un excédent de 44,5 milliards sur le mois de décembre.Cela ramène le trou sur les trois premiers mois de l'année budgétaire, entamée le 1er octobre, à 80,4 milliards de dollars -- soit le plus faible enregistré sur une période de trois mois depuis le dernier trimestre 2002 -- et apporte un peu de crédibilité à l'engagement du président George W. Bush de ramener les finances de l'Etat à l'équilibre en 2012.Les craintes d'un ralentissement prononcé de l'ensemble de l'économie dans la foulée de celui du marché immobilier semblent du coup de dissiper. Mais c'est l'inflation qui revient au premier plan des préoccupations de la banque centrale (Fed) comme l'ont signifié plusieurs de ses responsables ces derniers jours.

Le vice-président de la Fed, Donald Kohn, a estimé qu'il était encore trop tôt pour dire si la baisse de l'inflation récemment constatée allait se confirmer dans les prochains mois, même si elle devrait être inférieure cette année à ses niveaux de 2006.La présidente de la Réserve fédérale de Boston, Cathy Minehan, a pour sa part souligné vendredi que "le recul des prix du pétrole (...) est certainement une bonne nouvelle et a contribué à faire baisser l'inflation par rapport à ses pics constatés l'été dernier. Mais sans nouveau recul, ce ne sont pas des prix de l'énergie plus bas qui vont contribuer à faire baisser encore davantage l'inflation cette année".

Du coup, les perspectives de baisse des taux de la Fed semblent repoussées, pour certains jusqu'aux calendes grecques."Comme nous sommes déjà proches du plein emploi et que le niveau de l'inflation est supérieur à ce que la Fed juge confortable, les chances augmentent pour que le taux directeur (de la Fed) termine l'année au-dessus de ses 5,25% actuels", estiment les économistes de l'Economic Outlook Group.Après avoir resserré sa politique monétaire à petites doses régulières depuis juin 2004, la banque centrale américaine n'a pas bougé ses taux depuis la mi-2006.

Inquiète des risques de ralentissement économique, elle a adopté une politique attentiste et la plupart des économistes s'attendaient à une baisse des taux au début de 2007."La probabilité d'une baisse des taux de la Fed au premier trimestre semble inférieure aujourd'hui", estiment désormais les économistes de la banque Wachovia. La prochaine réunion du Comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed est prévue pour le 31 janvier.

Photo Belga

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