Publicité

USA: net ralentissement de la croissance au 2e trimestre

La croissance aux Etats-Unis a nettement ralenti au deuxième trimestre, à 2,5% après 5,6% au premier (en rythme annuel), en raison d'une décélération de la consommation comme des investissements, a annoncé vendredi le département du Commerce.

(afp) C'est la croissance la plus faible depuis le quatrième trimestre 2005, et une déception pour les analystes qui tablaient sur une hausse de 3% du produit intérieur brut (PIB).

Le rapport révèle aussi une accélération de l'inflation, selon l'indice des prix lié aux dépenses de consommation (PCE) qui a augmenté de 4,1% au deuxième trimestre, après 2% au premier.

Hors alimentation et énergie, cet indice fétiche de la banque centrale a progressé de 2,9% après 2,1%, ce qui est nettement au-dessus du seuil de tolérance implicite de la Fed et constitue l'accélération la plus forte depuis le troisième trimestre 1994.

Le rapport renforce le tableau décrit par la Réserve fédérale (Fed) d'une économie en phase de ralentissement avec des tensions inflationnistes.

C'est un dilemme pour la banque centrale, car si elle choisit de relever ses taux pour lutter contre l'inflation elle risque d'étouffer encore plus la croissance via un étranglement des crédits.

Le ralentissement du deuxième trimestre s'explique notamment par une lassitude des ménages, qui sont traditionnellement le moteur de l'économie américaine. Les dépenses de consommation ont augmenté de 2,5% après 4,8% au trimestre précédent, en raison notamment d'une baisse (-0,5%) des achats de biens durables, que ce soit des voitures ou des équipements de maison.

Fait révélateur du ralentissement du secteur à l'heure de la remontée des taux d'intérêt, l'investissement immobilier a baissé (-6,3%) pour la troisième fois consécutive. C'est la baisse la plus marquée depuis le troisième trimestre 2000.

Mais les entreprises ont elles aussi mis un gros frein à leurs investissements (+2,7% après +13,7%).

Pour une fois, la balance commerciale n'a pas pesé sur la croissance puisque les exportations ont plus progressé (+3,3%) que les importations (+0,2%).

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés