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Verhofstadt accuse "certaines forces" de viser la monarchie

Le Premier ministre belge Guy Verhofstadt a dénoncé implicitement mardi l'utilisation politique par les indépendantistes flamands d'une affaire de fraude dans la marine qui doit amener l'un des fils du roi Albert II à témoigner devant la justice.

(belga) "Certaines forces abusent de cette affaire et l'utilisent pour un autre agenda. Un agenda élaboré contre la monarchie et le pays", a estimé le Premier ministre belge dans une interview au quotidien belge Le Soir.Le prince Laurent, 43 ans, fils cadet du roi des Belges Albert II et onzième dans l'ordre de succession au trône, devait témoigner mardi devant le tribunal correctionnel de Hasselt, à la demande des défenseurs de l'un des 11 inculpés, son ancien conseiller, le capitaine de vaisseau à la retraite Noël Vaessen.L'affaire a pris une dimension politique. La famille royale, l'un des rares symboles unitaires du pays, est souvent dans le collimateur des partis politiques flamands. Beaucoup d'entre eux réclament un surcroît d'autonomie, voire l'indépendance pour le parti d'extrême-droite Vlaams Belang qui représente un quart de l'électorat.Bien que le prince Laurent, pour des faits qui remontent à la fin des années 1990, n'ait jamais été entendu par la justice en six ans d'enquête, il a été interrogé lundi soir par la police fédérale belge et était mardi matin au palais de justice de Hasselt, en compagnie de son avocat, prêt à témoigner si la présidente du tribunal le juge nécessaire.Selon l'enquête, une partie des 2,2 millions d'euros détournés auraient notamment servi à des travaux de réfection de la villa Clémentine où habite le prince Laurent à Tervuren, à la périphérie est de Bruxelles.Dans la même interview, M. Verhofstadt, chef de file du Parti libéral démocrate flamand, se prononce pour une "troisième voie" entre les "séparatistes" flamands et l'"immobilisme" institutionnel, fréquent chez les francophones.

En vue des législatives prévues en mai ou juin prochain, le débat sur une nouvelle révision de la Constitution fédérale belge, opposant les aspirations de la Flandre néerlandophone à celles des francophones de Bruxelles et de Wallonie, commence à prendre de l'ampleur.

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