L'accord Grèce-troika tient à 2 ou 3 milliards

Le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras.

Les négociations entre la Grèce et la troika UE-BCE-FMI de ses créanciers ne butaient plus mercredi soir que sur deux à trois milliards d'euros d'économie à trouver, a-t-on appris mercredi auprès d'un haut responsable du ministère des Finances.

"La troika a accepté les mesures (présentées par le ministère des Finances grec) d'une valeur de 8,5 à 9,5 milliards d'euros sur le total de 11,5 milliards d'économies budgétaires que la Grèce s'est engagée à identifier et à réaliser", a indiqué ce haut responsable du ministère des Finances à l'issue d'une nouvelle réunion entre le ministre Yannis Stournaras et les trois représentants des créanciers du pays.

La mise au point de ce nouveau programme d'économies budgétaires en Grèce est une condition sine qua non pour le déblocage d'une tranche, vitale pour le pays, de 31,5 milliards d'euros du prêt UE-BCE-FMI de 130 milliards d'euros promis à la Grèce en mars.

Le haut responsable du ministère a encouragé les deux petits partis de la coalition gouvernementale, le Pasok socialiste et le parti de gauche européenne Dimar, à accepter les mesures proposées par le gouvernement dirigé par le conservateur Antonis Samaras.

"Pendant que l'équipe du ministre se bat pour négocier" avec les créanciers du pays, "nous ne trouvons pas d'aide, seulement des critiques", a regretté ce responsable en visant les deux autres partis de la coalition, à la veille d'une réunion entre les chefs des trois formations gouvernementales pour tenter de trouver un accord sur les mesures à soumettre à la troika.

Selon les médias locaux, des désaccords subsistent entre les trois partis, notamment sur la possibilité ou non d'imposer un nouveau relèvement de l'âge du départ en retraite, à 67 ans au lieu de 65, afin de permettre de dégager les économies budgétaires pérennes souhaitées par la troika pour assainir les finances publiques du pays.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect