Fin de parcours pour Windeo Green Energy

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Fondée en 2009, Windeo Green Energy, active dans l’éolien et le solaire, avait tout de la success story. Face à l’effondrement du marché wallon, elle vient de faire aveu de faillite.

La société Windeo Green Energy, essentiellement active dans le secteur de l’éolien domestique et dans les panneaux photovoltaïques, vient de faire aveu de faillite, a-t-on appris auprès de Loïc Pequignot, le président de la société. Deux semaines après avoir introduit une demande en réorganisation judiciaire auprès du tribunal de commerce de Bruxelles, la société l’a retirée. Et n’a eu d’autre choix que de faire aveu de faillite.

23 licenciements

"Nous traversons de grandes difficultés, nous avons été frappés de plein fouet par la mauvaise tenue du marché de l’énergie solaire en Wallonie qui a perdu 90% de sa valeur en neuf mois", nous a expliqué, dépité, le président de la société, basée en région bruxelloise, mais active essentiellement en France et en Wallonie.

Sur son site internet, Windeo Green Energy se targuait pourtant de détenir 70% des parts de marché du petit éolien en France et d’avoir vendu 1.500 éoliennes en 2011. Un secteur plutôt porteur à l’époque des primes octroyées par la Région wallonne et une histoire qui n’aurait pas dû mal se terminer. Fondée en 2009 par Loïc Pequignot et deux associés, Windeo Green Energy avait rapidement séduit les investisseurs. Au début de l’année 2011, la société avait réussi à lever 3,2 millions d’euros. Cette augmentation de capital avait été principalement souscrite par le fonds d’investissement BAMS Angel Fund II et par d’autres investisseurs privés. La Société Régionale d’Investissement de Bruxelles (SRIB) était elle même entrée dans la danse en consentant un prêt de 500.000 euros. 

Cela n’aura pas suffi à faire face aux aléas du marché et la société a été obligée de faire aveu de faillite. Cette annonce entraînera le licenciement des 23 travailleurs de Windeo Green Energy. "Nous sommes l’un des nombreux cadavres de la filière solaire wallonne", nous a déclaré Loïc Pequignot.  Une première tentative de recapitalisation avait été tentée en octobre avec les actionnaires, mais ils n’avaient pas suivi. Une autre tentative a échoué en décembre dernier.  "Mon seul conseil aux dirigeants et aux investisseurs est de ne jamais investir dans des économies subventionnées", a conclu Loïc Pequignot.

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