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Le nucléaire n'a plus d'avenir en Belgique

La question du nucléaire vient enfin de faire un pas en avant. Un groupe d'experts belges et étrangers, a rendu hier un rapport préliminaire sur la manière d'envisager le futur énergétique belge. La recommandation la plus claire de ce rapport est de ne plus construire de centrales nucléaires sur le territoire belge.

Bruxelles (L'Echo) - La question du nucléaire vient enfin de faire un pas en avant. Constitué à la demande du ministre fédéral de l'Energie Paul Magnette, le Gemix, un groupe d'experts belges et étrangers, a rendu hier un rapport préliminaire sur la manière d'envisager le futur énergétique belge.

Pas de décision définitive de la part de cette commission mais des pistes que le gouvernement belge devrait tenter de suivre à l'heure du choix. Et la plus claire d'entre elles, est la recommandation de ne plus construire de centrales nucléaires sur le territoire belge. Parce qu'un nouveau réacteur gonflerait trop le poids de l'atome dans le mix et que son prix ne ferait qu'accentuer la pression à la hausse sur les prix de l'électricité.

«On peut imaginer que le gouvernement suivra cette recommandation qui reste dans la logique d'une sortie définitive à terme du nucléaire, observe Paul Magnette. Quant à savoir s'il faudra prévoir des délais plus longs pour la fermeture des différents réacteurs, c'est une question secondaire.»

En période préélectorale depuis le printemps 2007, le monde politique belge n'a jamais osé trancher la question de la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires belges liée à une loi de 2003.

Mais la première échéance de fermeture étant fixée à 2015 pour trois des sept réacteurs, il faut une décision rapide. Parce qu'Electrabel, son propriétaire, attend de savoir s'il doit intervenir pour une prolongation ou une fermeture. Mais, dans tous les cas, il demande une réponse pour la fin de cette année.

Le gouvernement fédéral l'a promise. Mais le Gemix lui laisse toutes les portes ouvertes. Le maintien du calendrier actuel, une prolongation de 10, voire de 20 ans. Réaliste? «Non, réplique Jan Vande Putte, expert en énergie chez Greenpeace. Ces centrales d'ancienne génération ne sont pas capables techniquement de supporter une vie de 60 ans. Il y a un risque.»

Hier également, la Creg et les producteurs d'électricité Electrabel et SPE-Luminus ont campé sur leurs positions à la commission Economie de la Chambre.

Le régulateur accuse les producteurs d'avoir intégré les quotas de CO2, pourtant reçus gratuitement, dans leurs prix sur le marché de gros.

Non-sens, ont répondu Jean-Pierre Hansen et Ludo Sterckx, qui prétendent pour leur part que les calculs de la Creg sont inappropriés, les prix étant le résultat de la rencontre entre l'offre et la demande.

Selon la Creg, les deux producteurs auraient engrangé à tort 1,5 milliard d'euros de «windfall profit» entre 2005 et 2008.

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