Fortis: les actionnaires familiaux ne font plus bloc

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Deux réunions se sont tenues hier avec les familles. La première avec Fortis Holding. La seconde avec Modrikamen. Conclusion: le doute s'est installé dans le clan des actionnaires familiaux. Certains d'entre eux sont même désormais farouchement opposés au deal avec BNP.

Bruxelles (L'Echo) - Le front des actionnaires familiaux n'est apparemment pas aussi uni que certains voudraient le laisser croire. C'est ce qui ressort de deux réunions qui se sont tenues hier avec les familles. La première d'entre elles avait été convoquée par Fortis Holding à 14H00, rue Royale et la seconde par un représentant des familles et qui s'est tenue au Sablon, dans la soirée.


Etaient présents à 14h00: les représentants de 35 familles, Jozef De Mey et Karel De Boeck, pour une réunion qualifiée par le holding de "privée". "Mais à partir du moment où De Mey et De Boeck sont présents, on ne peut plus qualifier cette réunion de privée. Il y a donc inégalité de traitement des actionnaires", dénonce André-Philippe Vandesmal, avocat et représentant de l'Adaf. Fort de son insistance et de ses arguments, l'avocat a d'ailleurs pu in fine participer à la réunion... "La conclusion de cette rencontre a été que ni Karel De Boeck, ni Jozef De Mey ne peuvent garantir que Fortis Holding disposera de suffisamment de liquidité en 2009 et en 2010 pour faire face à l'ensemble de ses obligations", ajoute encore André-Philippe Vandesmal.

De son côté, Fortis Holding a violemment dénoncé les propos de l'avocat, affirmant qu'ils étaient totalement "faux".  

  • Du côté du non, on trouve toujours Test-Achats, l'ADAF et bien entendu Modrikamen.
  • Deminor navigue entre deux eaux, en rappelant à ses clients que voter oui, c'est renoncer à toute indemnité éventuelle. "Nous avons une position nuancée, mais la complexité du dossier le demande", reconnait Pierre Nothomb. L'association rappelle que certains de ses clients souhaitent en effet voter "non", afin de sauvegarder leurs droits à des indemnités éventuelles.  Par contre, d'autres conservent leur intention de voter "oui, en l'absence de projet de stand-alone crédible". "En-dehors de tout élément conjoncturel, nous estimons que deux conditions sont nécessaires pour examiner un projet alternatif: une équipe crédible et un projet fiable. Si nous avions devant nous un tel projet, nous serions les premiers à le soutenir", a indiqué Pierre Nothomb qui se dit que le report des ag sera peut-être l'occasion de peaufiner le plan de Modrikamen...  
  • Les familles sont désormais  partagées.
  • On sait également que le groupe africain Chagoury, d'origine libanaise actif dans l'hôtellerie,l'immobilier, la santé,... s'est déjà prononcé en faveur du oui, alors qu'il avait voté non lors de l'assemblée précédente. Le groupe détient actuellement 0,7% du capital de Fortis et avec ses "amis" 1,7%. Le groupe a en effet décidé de prendre sa perte sur des titres acquis en 2007 à une moyenne de 15 à 20 euros.
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