KBC sonde le marché sur une vente de KBL

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Julius Baer, et Société Générale sont cités pour la reprise de KBL EPB, le réseau européen de banquiers privés de KBC.Il comprend notamment Puilaetco Dewaay en Belgique, ainsi que des activités en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Pologne, au Luxembourg et à Monaco.Cette cession réduirait considérablement la taille du groupe flamand.

Bruxelles (L'ECHO) - Le bancassureur flamand KBC sonde le marché à propos d'une vente de ses activités de banque privée en Europe dans le cadre de son plan de restructuration, a-t-on appris auprès de plusieurs sources concordantes.

Les noms de la banque suisse Julius Baer et de la banque française Société Générale circulent comme candidats à la reprise. Le patron de Société Générale Frédéric Oudéa a indiqué à plusieurs reprises ces dernières semaines que le groupe visait des acquisitions ciblées en banque privée.

La banque d'affaires JP Morgan a été chargée de se mettre en quête de potentiels acheteurs pour le réseau European Private Bankers (KBL EPB). La banque d'affaires avait déjà conseillé KBC sur le dossier de cession de Banco Urquijo, sa filiale espagnole de banque privée.

3 % à 5 % du bilan

KBL European private bankers est le réseau de banque privée de KBC. Il comprend notamment Puilaetco Dewaay en Belgique, Theodor Gilissen aux Pays-Bas, ainsi que des activités en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne, Pologne, au Luxembourg et à Monaco. Au cours des dernières années, ces divisions ont représenté environ de 3 % à 5 % du bilan total de KBC. Une cession de ces actifs pourrait ainsi conduire à une réduction drastique de la taille du groupe.

Les appels du pied de KBC en direction du marché ne se traduiront pas forcément par une vente car la question du prix sera cruciale.

Une telle opération reste également soumise au feu vert de la Commission européenne. Or, cette dernière à tendance à encourager les désinvestissements massifs. Neelie Kroes, commissaire européen à la Concurrence, a imposé au cours des derniers mois aux banques qui ont reçu des aides publiques de réduire leur profil de risque en vendant des actifs afin d'éviter toute distorsion de concurrence.

Feu vert de Bruxelles attendu fin novembre

Les banques allemandes Commerzbank et WestLB ont ainsi dû renoncer à près de la moitié de leurs actifs en contrepartie du feu vert bruxellois à leur restructuration. L'établissement néerlandais ING a quant à lui annoncé son intention de se défaire de son pôle de bancassureur d'ici à 2011.

Le feu vert de la Commission européenne au plan de KBC pourrait intervenir à la fin du mois de novembre. Outre la vente de sa filiale KBL, la maison-mère KBC devra aussi fortement réduire ses activités de marchés logées dans Financial Products.

Il est aussi question de céder la banque belge Centea. Ainsi que des activités en Irlande, et dans les pays de l'est. Fidea, la filiale qui travaille avec les courtiers pourrait également être cédée. Fidea a engrangé l'an dernier 400 millions d'euros de primes.

A l'image de KBC, sa rivale Dexia doit elle aussi convaincre Bruxelles de sa viabilité. Là encore, Neelie Kroes souhaite frapper vite et fort.

KT et JL

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