KBC: un accord qui vaut 20 milliards

Jan Huyghebaert, président de KBC, Herman van Rompuy et Didier Reynders lors de la conférence de presse sur l'accord entre KBC et le gouvernement belge ©REUTERS

L'accord entre KBC et le gouvernement porte sur un montant notionnel de 20 milliards d'euros. Il prévoit que l''Etat pourrait intervenir via une augmentation de capital de maximum 2 milliards d'euros. L'Etat deviendrait alors actionnaire du bancassureur. "On espère ne pas devoir intervenir", a précisé Didier Reynders. La conséquence devrait être nulle sur la dette belge.

  • Dans un premier temps, KBC prend 5,7 milliards de pertes éventuelles à sa charge. "On va essayer de combler les pertes nous-mêmes et on fera peut-être appel à l'Etat", a expliqué Jan Huyghebaert, président du conseil d'administration de KBC.
  • L'Etat pourrait intervenir pour la seconde tranche via une augmentation de capital de maximum 2 milliards d'euros. L'Etat deviendrait alors actionnaire du bancassureur. "On espère ne pas devoir intervenir", a précisé Didier Reynders. A noter que le gouvernement flamand a fait une offre d'aide pour cette tranche.
  • Une troisième tranche de risque concerne des pertes réalisées en dessous d'une valeur de portefeuille de 14,9 milliards d'euros supportée à 90% par l'Etat et à 10% par KBC.


La garantie permet à KBC de réduire considérablement la volatilité de la valeur du portefeuille des crédits structurés, selon le premier ministre. Il précise que les montants sont importants mais que la solution est "équilibrée".

La conséquence devrait être nulle sur la dette belge. "Si tout se passe bien, l'opération devrait rapporter à l'Etat", a précisé le ministre des Finances. Cette garantie s'accompagne en effet du paiement par KBC d'une prime comme c'est le cas pour les aides apportées à Fortis et à Dexia.

La prime de la garantie est de 1,2 milliard d'euros, qui sera comptabilisée au 2e trimestre et une commission d'engagement additionnelle de 30 millions par trimestre sur 6 ans (pour un total de 720 millions).

Si l'on tient compte de toutes les mesures de renforcement du capital obtenues, le ratio Tier-1 (pro forma) des activités bancaires s'inscrit à 11,0% (8,3% core Tier-1). 

Selon Didier Reynders, la troisième aide des pouvoirs publics démontre que la crise n'est pas terminée même si la stabilisation a débuté.

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