Vers une fusion Caisse d'Epargne/Banque Populaire

©AFP

Les deux groupes mutualistes ont ouvert en novembre des négociations en vue de rapprocher leurs organes centraux pour donner naissance à la deuxième banque française.

(afp) - Les groupes Caisse d'Epargne et Banque Populaire, qui projettent un rapprochement pour créer la deuxième banque française, devraient annoncer leur fusion le 26 février lors de la publication de leurs résultats annuels, a-t-on appris samedi de source proche du dossier.

Les deux groupes "devraient annoncer leur fusion le 26 février", a indiqué cette source à l'AFP. "Tout n'est pas réglé, mais les discussions continuent à avancer", a-t-on expliqué de même source.

Contactés, les groupes Banque Populaire et Caisse d'Epargne se sont refusés à tout commentaire.

Selon le quotidien Le Figaro de samedi, la présidence a fixé aux deux banques la date butoir du 26 février pour s'entendre, afin d'accélérer les difficiles négociations entre les deux groupes, ouvertes officiellement en novembre.

Ces pourparlers visent à rapprocher les organes centraux des deux groupes mutualistes pour donner naissance à la deuxième banque française.

Selon Le Figaro, l'Etat a menacé de "prendre la main" si les deux banques ne parvenaient pas à se mettre d'accord, et pourrait alors prendre "jusqu'à 30% du capital du futur groupe".

La date du 26 février coïncide avec celle de la publication par les deux banques de leurs résultats annuels qui devraient faire apparaître "des pertes historiques", selon le site internet Mediapart.

Les pertes de la Caisse d'Epargne "approcheront 2 milliards d'euros" et celle des Banques Populaires "environ 300 millions d'euros", tandis que celles de Natixis, leur filiale commune, s'inscriraient dans une fourchette de 2,5 à 3 milliards d'euros, affirme Mediapart.

La direction de la Caisse d'Epargne avait prévenu dès le mois de décembre que 2008 serait "une mauvaise année" pour le groupe Caisse d'Epargne. La Caisse nationale des Caisses d'Epargne, son organe central, pourrait "être dans le rouge", avait-elle averti.

Dans ce contexte, l'Etat entendrait mettre à la tête du groupe fusionné une direction renouvelée pour "donner aux marchés le sentiment que l'ordre va être mis dans les deux banques", selon le site internet.

La "candidature" de Stéphane Richard, actuel directeur de cabinet de la ministre de l'Economie et des Finances Christine Lagarde, serait selon Mediapart "privilégiée", tandis que d'après Le Figaro, le nom de François Villeroy de Galhau, membre du conseil exécutif de BNP Paribas et ex-directeur de cabinet de Dominique Strauss-Khan à Bercy, "circule avec insistance".

Egalement évoqués, selon le journal et le site, les noms de Charles-Henri Filippi, ancien patron de la filiale française de HSBC, et de Philippe Citerne, directeur général délégué de la Société Générale.

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