ArcelorMittal met à l'arrêt son site de Chertal: 170 emplois concernés

Le Train à larges bandes de Chertal est réduit au silence jusqu’au deuxième trimestre 2013 au plus tôt. Mais il n’y a pas de certitude sur son redémarrage. Environ 170 emplois sont en sursis

Pas de répit pour les travailleurs d’ArcelorMittal à Liège dans le concert des mauvaises nouvelles. Avant même la fin des discussions en cours sur la fermeture définitive de la phase à chaud de Liège, le groupe semble déjà appliquer son plan industriel élaboré dans le cadre de ce dossier.

Le groupe a convoqué ce jeudi matin les représentants des travailleurs pour leur annoncer une  mauvaise nouvelle : l’arrêt du Train à larges bandes (TLB) de Chertal qui produit des coils d’acier au départ des brames d’acier livrées par Dunkerque.

D’après les syndicats, le train à larges bandes sera mis à l’arrêt "dès la mi-décembre et ce, pour une durée indéterminée". Ils parlent de catastrophe.

D’après des sources proches du dossier, l’outil serait à l’arrêt jusqu’au deuxième trimestre 2013. Au total, environ 170 travailleurs risquent de devoir chômer. Son redémarrage après ce laps de temps n’est d’ailleurs pas confirmé, car tout dépendra de la conjoncture.

L’arrêt du laminoir à chaud de Chertal s’inscrit dans la nouvelle stratégie industrielle d’ArcelorMittal de privilégier 5 lignes de production qui tourneront en permanence et de confiner les autres dans une position d’appoint. Ces dernières ne seront opérationnelles qu’en fonction de la conjoncture : des arrêts en cas de basse conjoncture et des redémarrages quand la demande est à la hausse. C’est justement cette nouvelle stratégie que contestent les représentants syndicaux qui soutiennent qu’elle n’augure rien de bon pour la phase à froid de Liège.

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