RealDolmen entrevoit un chiffre d'affaires et des marges en progression

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Dans une année difficile pour l'économie en général et le secteur des services TIC en particulier, RealDolmen fait valoir un excellent 4e trimestre, qui a limité la baisse des revenus à 6% au second semestre. Pour l'exercice, le groupe fait état d'un bénéfice de 1,1 million d'euros. Il prévoit 200 embauches en 2010.

Bruxelles (L'Echo) - Deux ans après la fusion entre Real et Dolmen, RealDolmen a du faire face à une crise qui a touché de plein fouet le secteur IT. Ses résultats annuels de son exercice décalé ne disent d’ailleurs pas le contraire. Le groupe fait état d'un bénéfice de 1,1 million d'euros pour l'exercice, en chute de 93,9% par rapport à l'exercice précédent (17,9 millions d'euros).

Le chiffre d'affaires global est de 237,5 millions d'euros, soit une baisse de 10,6% par rapport à l'exercice précédent. Cependant pour Real Dolmen, depuis le quatrième trimestre, la tendance s’inverse.

"Malgré la baisse du chiffre d'affaires, on a réussi dans une certaine mesure à maintenir nos marges. Certes il y a eu la crise mais nous avons pu profiter des synergies et de notre stratégie d’outsourcing", a indiqué le CEO de l’entreprise, Bruno Segers. L’entreprise a en outre totalement externalisé sa logistique de stock et de transport. "Ce qui nous a fait économiser environ 1,5 million", souligne le CFO Paul De Schijver.

Les résultats de la société montrent pour le 2e semestre une reprise supérieure aux prévisions, à travers tous les indicateurs, et c’est surtout au quatrième trimestre que cette reprise s’est fait le plus ressentir.

"Le business model adopté -prestataire de solutions intégrées - est validé tant par la conquête de nouveaux clients que par l'obtention de récompenses. La constitution d'un nouvel actionnariat de référence en est une autre démonstration", explique Real Dolmen.

Environ la moitié de l’actionnariat est constitué d’investisseurs traditionnels (pas de hedge funds) et l’autre moitié d’un actionnariat privé à vision de moyen terme. La famille Colruyt possède d'ailleurs 19% de la société.

Les marges du résultat opérationnel avant éléments non récurrents (REBIT) et le cash-flow ont excédé les prévisions du groupe. Parallèlement, la société a un niveau de dette nette de 12 millions d’euros.

"Concrètement, ça signifie que cette dette peut être potentiellement remboursée en un an. Dans le secteur IT c’est une très bonne performance et ça nous donne un avantage commercial. Evidemment la qualité des services et prestations est importante mais la situation financière stable prend tout son sens au moment où les entreprises doivent décider d’outsourcer, elles ne veulent le faire qu’avec un prestataire IT stable sur le plus long terme", souligne le CFO.


Perspectives et acquisitions

Même si l’intégration des deux sociétés à obligé l’entreprise à se séparer de plusieurs collaborateurs, elle compte en engager 200 en 2010. "Ça témoigne du retour de la croissance", explique le management.

Au niveau des perspectives, le groupe ne donne pas de chiffres mais assure que tant son chiffre d’affaires que ses marges progresseront cette année.

La société a également la ferme intention de se développer dans le Nord de la France en Belgique francophone et plus tard aux Pays-Bas. RealDolmen n’y exclut d’ailleurs pas des acquisitions.

"Nous sommes déjà présents dans ces mais nous voulons nous y renforcer. Pour notre business, il est essentiel de travailler au niveau local à proximité des clients. L’Europe est une Europe des régions, il y a plus de contacts entre Courtrai et Lille que entre beaucoup de villes belges", insiste le CEO qui étaye de cette manière sa stratégie de dispersion géographique qui dépasse la vision traditionnelle du pays par pays. Pour le CEO, ce développement dans ces régions, c’est dès "cette année".

Sur le marché IT, le managment explique que face aux grands noms du secteur que sont IBM, HP et consorts, il vise le marché du "global middleware", comprenez les grandes entreprises mais pas les énormes. Il travaille d’ailleurs avec l’essentiel de ces grands noms qui sont à la fois partenaires et concurrents. "Ce qui nous permet de proposer également leurs produits dans nos solutions et pour eux c’est une porte d’accès au marché local", ajoute M. De Schijver.

Le groupe qui emploie pprès de 1600 personnes dont 1200 en Belgique fait un tiers de son chiffre dans le secteur public. "Soyons honnêtes, être un acteur local, belge ou français, ça aide au moment de signer des contrats avec les pouvoirs publics", avoue finalement le CFO.

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