Automne morose pour Tessenderlo

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Le marasme persistant du secteur chimique pèse lourdement sur les comptes du groupe Tessenderlo, qui a clôturé le troisième trimestre nettement dans le rouge. La perte nette frise les 20 millions d’euros et le résultat opérationnel récurrent (REBIT) est lui aussi négatif.

(L'Echo) - Le marasme persistant du secteur chimique pèse lourdement sur les comptes du groupe Tessenderlo, qui a clôturé le troisième trimestre nettement dans le rouge. La perte nette frise les 20 millions d’euros et le résultat opérationnel récurrent (REBIT) est lui aussi négatif: -13,3 millions d’euros.

Cette mauvaise performance, essentiellement le fait du secteur chimique, dépasse dans le mauvais sens les attentes des analystes, qui tablaient pour la première fois sur un résultat opérationnel positif et sur une perte nette limitée à 6 millions d'euros.

Pour rappel, ces deux données comptables étaient largement positives à la même période de l’an dernier. Mais depuis le début de cette année, les chiffres négatifs s’accumulent. C'est surtout la chimie qui souffre. Elle paie un lourd tribut à la pression du marché sur lesprix et sur les volumes de vente. Le REBIT du 3ème trimestre est ainsi négatif de 21,5 millions d'euros. Au troisième trimestre 2008, le département chimie avait engrangé un bénéfice opérationnel de 54,1 millions d'euros.  

Autre reflet de la crise actuelle: le chiffre d'affaires du groupe Tessenderlo est en net recul. Sur un an, il est passé de 696 millions à 504 millions d’euros, soit 27,6% de moins. A cet égard, la tendance est plutôt à la détérioration puisque sur les neuf premiers mois de 2009, les recettes sont en baisse de 25,6% (1,58 milliard d’euros, contre 2,12 milliards entre janvier et septembre 2008.

Cela ne s’arrangera pas tout de suite: le deuxième producteur mondial de phosphates et de sulfates de potassium prévoit d’ores et déjà la persistance d’une situation difficile au cours des prochains mois.

Pour amortir le choc, Tessenderlo entend poursuivre ses efforts visant à une réduction structurelle des coûts fixes et à une diminution du besoin en fonds de roulement. 

 

L.V.D.

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