AB InBev: la direction procède à un lock-out, les salariés défont les chaînes

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Selon la RTBF, un accord aurait été conclu afin de laisser rentrer les matières premières à Jupille. Les travailleurs ont, eux, défait les chaînes placées plus tôt par la direction sur les sites de Louvain et Jupille. A Hoegaarden, ils attendaient toujours le huissier.

 (BELGA) - Les salariés de la brasserie AB InBev à Louvain et Jupille ont détaché jeudi les chaînes placées quelques heures plus tôt par la direction dans le cadre d'un lock-out.

A Louvain, une réunion est actuellement en cours entre le management local et les représentants syndicaux, tandis qu'à Jupille, selon la RTBF, un accord a été trouvé pour laisser rentrer les matières premières.

"La direction a procédé mercredi matin à un lock-out des sites de Louvain, Jupille et Hoegaarden, a mis les salariés à la rue et a enchaîné les portails d'entrée afin de bloquer l'accès aux usines. Nous avons fait constater cette situation sur les différents sites par un huissier de justice. A Louvain, nous avons ensuite défait les chaînes", explique Alex Vancauwenberg (CSC).

"Les salariés qui désirent travailler ont donc à nouveau accès à la brasserie. Une centaine d'autres assurent, comme d'habitude, le blocage à l'entrée", a-t-il poursuivi.

Les syndicats entendaient organiser une réunion du personnel après s'être introduits dans la brasserie, mais ils ont reçu une demande de négociation de la direction, à laquelle ils ont accédé.

A Jupille également, les salariés ont défait les chaînes qui gardaient les grilles closes. Après une conciliation, un accord a été trouvé pour laisser rentrer les matières premières. En conséquence, le personnel désirant travailler a pu pénétrer dans les locaux. Les syndicats maintiennent en revanche les barrages à l'entrée, afin d'empêcher toute marchandise de sortir du site.

A Hoegaarden, les salariés attendaient encore le huissier de justice.

Vancauwenberg se dit irrité par le fait que la direction tente de monter les salariés contre les syndicats. "Ils essayent de nous imputer la responsabilité de l'échec des négociations et menacent de ne plus rémunérer les salariés, ce qui n'est pas possible. S'ils restent sur leurs positions, nous allons aussi durcir nos actions", a-t-il conclu.

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