Ahold a cédé US Foodservice, le titre Delhaize s'emballe

Cette opération a naturellement relancé les spéculations sur l'imminence d'un rapprochement entre Delhaize et son alter ego batave. L'obstacle "différence de taille" a en effet été fortement réduit par cette cession puisque Ahold affichera bientôt une capitalisation boursière de 11,1 milliards d'euros et Delhaize de 6,8 milliards.

(l'echo) Un accord définitif a été trouvé entre KKR, CD&R et Ahold pour la cession de US Foodservice pour un montant de 5,2 milliards d'euros. L'activité américaine du groupe néerlandais devrait donc quitter le giron du distributeur dans le courant du 2e semestre 2007.

Cette opération a naturellement relancé les spéculations sur l'imminence d'un rapprochement entre Delhaize et son alter ego batave. L'obstacle "différence de taille" a en effet été fortement réduit par cette cession puisque Ahold affichera bientôt une capitalisation boursière de 11,1 milliards d'euros et Delhaize de 6,8 milliards.

Autre entrave en passe d'être contournée: la dimension humaine. Le distributeur néerlandais a en effet annoncé le départ au 1er juillet prochain de son CEO Anders Moberg et son remplacement ad interim par l'actuel directeur financier du groupe John Rishton. Ce départ laisserait donc le champ libre au top management de Delhaize pour prendre les commandes du nouvel ensemble.

Pourtant le discours de Pierre-Olivier Beckers, CEO de Delhaize, ne laisse en rien présager de l'imminence d'une fusion entre les deux concurrents. A chaque occasion, le dirigeant belge rappelle sa préférence pour la croissance interne et les acquisitions de petite ou moyenne ampleur. Il n'est pas impossible que le groupe au lion reste échaudé par l'opération Hannaford qui fut longue et difficile à digérer pour le groupe belge.

Toujours est-il que le marché semble croire au mariage puisque le cours de Delhaize s'envole ce matin de 4,18% pour s'établir à 73,83 euros. Seul le timing divise les observateurs, mais la majorité d'entre eux estime que cette opération ne peut s'envisager qu'à moyen terme. Ce qui pourrait laisser le temps à Ahold de poursuivre son grand nettoyage. A part les activités polonaises qui ont déjà été cédées à Carrefour, Ahold cherche encore des candidats acquéreurs pour son enseigne américaine Tops ainsi que ses actifs portuguais et slovaques.

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