Le titre InBev clôture une séance agitée sur un recul de 5,9%

©REUTERS

Carlos Brito avait mis le marché en garde lors de l'assemblée. Les résultats du trimestre allaient être inférieurs à ceux des trois premiers mois de 2007. Il n'avait pas menti! Pour le futur proche, pas de signe tangible de rétablissement. A la clôture, le titre du brasseur belgo-brésilien accusait le coup avec un recul de 5,87% à 49,89 euros.

Photo de Carlos Brito, CEO d'Inbev - reuters

Bruxelles (L'Echo) - "Nous ne sommes pas fiers." Le ton est celui de l'écolier pris en faute. Pourtant, Inbev n'a pas menti. "Les trois premiers mois de 2008 ne tiendront pas la comparaison avec l'excellent premier trimestre 2007", avait annoncé le brasseur lors de sa récente assemblée générale. A l'autopsie, le résultat est encore moins bon.

Les volumes, tout d'abord: en recul de 0,4% à 59,038 millions d'hl.
En cause, le ralentissement enregistré au Brésil, sur fond d'inflation alimentaire et de météo maussade. Un accroc de parcours, estime Felipe Dutra, CFO, car "les volumes d'avril sont en hausse de 3,1%".

Mauvaise influence aussi de la Russie où le consommateur avait fait ses réserves houblonneuses avant l'augmentation des prix prévue pour le 1er janvier dernier.

L'EBITDA, ensuite, en quasi statu quo à 982 millions d'euros (+0,7%). Un surplace du à l'augmentation de 9,9% des coûts des ventes. InBev tablait sur une inflation moyenne de 4%. Elle s'est établie entre 5 et 6%. La marge d'EBITDA s'en ressent et cède 124 points de base à 30,7%.

2008 sera donc plus que jamais placée sous le signe du ZBB (zero budgeting base), avec de nouvelles économies en ligne de mire. Qui sera concerné? "Tout ce qui n'est pas du working money." Autrement dit, Inbev ne touchera pas à "ce que le consommateur peut toucher et voir". Pour le reste,...

Dans la maigre colonne des "plus", les produits s'affichent en hausse d'un bon 4,8% à 3,19 milliards d'euros. Grâce à des augmentations de prix. Qui se poursuivront en 2008. Localement.

In fine, le bénéfice par action (BPA) normalisé n'atteint plus que 0,44 euro contre 0,46 euro.

Pour le futur proche, pas de signe tangible de rétablissement. "Le deuxième trimestre devrait à nouveau constituer une base de comparaison ardue par rapport au 2e trimestre". Le retour de l'expansion de la marge Ebitda? "Pas attendu avant le second semestre".

Le cours du titre s'en est ressenti dès les premiers échanges, lâchant 6,49% à 49,56 euros quelques minutes après l'ouverture des marchés. Il a finit par réduire ses pertes, clôturant sur un recul de 5,87%. 

 

Anne-Sophie Bailly

as.bailly@lecho.be

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