Chute des exportations françaises d'électricité

© /Hollandse Hoogte

Les exportations nettes d'électricité de la France ont chuté de moitié en 2009, tombant à leur plus bas niveau depuis le milieu des années 1980, a annoncé le Réseau de Transport d'Electricité (RTE) mercredi dans son bilan annuel. Il s'agit du chiffre le plus bas depuis le milieu des années 80.

(AFP) - Les exportations nettes d'électricité de la France ont chuté de moitié en 2009, tombant à leur plus bas niveau depuis le milieu des années 1980, a annoncé le Réseau de Transport d'Electricité (RTE) mercredi dans son bilan annuel.

Le solde net des exportations d'électricité françaises a atteint 24,6 térawattheures (TWh) en 2009, en baisse de 47% par rapport à 2008.
Il s'agit du chiffre le plus bas depuis le milieu des années 80, époque à laquelle le parc nucléaire français était encore en cours de construction.

La France, qui est traditionnellement exportatrice d'électrons grâce à ses 58 réacteurs nucléaires, a été importatrice nette d'électricité pendant 57 jours en 2009, contre 6 jours seulement en 2008.
Elle avait été en octobre importatrice nette d'électricité sur un mois entier, pour la première fois depuis 27 ans.

Le pic d'importation a été atteint le 16 décembre, avec 140 gigawattheures (GWh) net d'importation.
"Cette évolution est liée à la baisse de la production française d'électricité", qui a reculé de 5,5% en 2009, indique RTE, qui gère les lignes à haute tension.

La filiale d'Electricité de France (EDF) précise que la production des centrales nucléaires française a baissé de 6,8% en 2009, à 390 TWh, atteignant ainsi son plus bas depuis 1999.

De nombreux réacteurs nucléaires ont été arrêtés cet hiver, au plus fort de la demande hivernale, pour des accidents divers ou des opérations de maintenance.

En outre, des grèves intervenues ce printemps ont désorganisé le planning de maintenance et de rechargement en uranium des réacteurs.
La production des centrales hydrauliques a elle reculé de 9,2%, tombant à son plus bas niveau depuis 2006.

EDF, qui gère 640 barrages en France, impute ce déficit de production à de moindres précipitations dans les Alpes et le centre de la France. Les lacs étant moins remplis qu'à l'accoutumée, EDF n'a pas pu déclencher ses turbines aussi souvent que l'an dernier.
La production des éoliennes a elle bondi de 40% (elle a été multipliée par 20 en 6 ans) mais elle ne représente toujours que 1,5% seulement de l'électricité française.

La consommation d'électricité est elle en baisse de 1,6% à 486 TWh, sous l'effet de la crise économique.
Les grandes industries ont vu leur consommation baisser de 8,6%, tandis que celle des PME-PMI reculait de 3%.
En revanche, les particuliers, services publics et petits professionnels ont consommé 2% d'électricité en plus qu'en 2008.

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