Endesa: Acciona/Enel prévoient d'offrir plus après la surenchère d'EON

Acciona et Enel prévoient d'offrir plus pour emporter le contrôle du groupe d'électricité espagnol Endesa après la surenchère d'EON, en proposant 41 euros/action contre 40 euros offerts par le groupe allemand, selon des informations de presse espagnole, même si les deux groupes devront attendre l'automne pour lancer leur OPA.

(afp) Une offre à 41 euros valoriserait le numéro un espagnol de l'électricité à 43,4 milliards d'euros contre 42,35 milliards pour l'offre d'EON. Il s'agit de la plus grosse OPA énergétique jamais lancée.Les médias espagnols citent des sources proches du dossier.Enel et Acciona n'étaient pas immédiatement joignables pour commenter ces informations.

L'autorité des marchés financiers espagnols (CNMV) a interdit vendredi à l'espagnol Acciona et à l'italien Enel de lancer une OPA sur Endesa pendant une durée de six mois à compter de la fin de l'OPA d'EON.Les deux groupes, premiers actionnaires d'Endesa, sont hostiles au projet d'EON et ont annoncé vendredi qu'ils envisageaient de lancer une OPA sur Endesa. Ils contrôlent déjà à eux deux 46% du capital d'Endesa.La CNMV a annoncé lundi matin qu'elle suspendait la cotation du groupe de BTP Acciona dans l'attente de la publication d'un communiqué. La cotation d'Endesa est elle suspendue depuis jeudi soir.EON a été contraint lundi matin de relever son offre à 40 euros, contre 38,75 euros auparavant en raison de l'apparition de la menace créée par Acciona et Enel.

Il s'agit du troisième relèvement pour le groupe allemand dans sa course au contrôle du premier électricien espagnol, véritable serpent de mer de l'Europe énergétique.Le groupe de BTP Acciona, entré au capital d'Endesa fin septembre, en détient aujourd'hui quelque 21%.

Le groupe d'énergie italien Enel, qui a fait irruption dans le jeu il y a seulement quelques semaines, est en mesure de contrôler un peu mois de 25% du capital d'Endesa.Rome et Madrid s'en défendent, mais l'arrivée d'Enel est vue comme une initiative concertée entre les gouvernements italien et espagnol. Ce dernier est depuis le départ hostile au rachat d'Endesa par EON.

Photo Belga

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