Feu vert au projet de parc éolien «offshore» Belwind

Le dossier Belwind relatif à l'implantation d'une ferme éolienne «offshore» a franchi mercredi une étape décisive , avec l'octroi par le ministère fédéral de la Mer du nord d'un permis de construire et d'exploiter en bonne et due forme. La concession du terrain, sur le site dit Bligh Bank situé en mer du nord, à 46 kilomètres des côtes de Zeebrugge, avait pour sa part été accordée en juin dernier.

Bruxelles (l'echo) - Le dossier Belwind relatif à l'implantation d'une ferme éolienne «offshore» a franchi  mercredi une étape décisive , avec l'octroi par le ministère fédéral de la Mer du nord d'un permis de construire et d'exploiter en bonne et due forme. La concession du terrain, sur le site dit Bligh Bank situé en mer du nord, à 46 kilomètres des côtes de Zeebrugge, avait pour sa part été accordée en juin dernier.

Quelques autorisations mineures sont encore attendues pour boucler le projet. Si tout se passe comme prévu, la décision finale d'investissement sera arrêtée au milieu de cette année, pour une entrée en fonction début 2010, précise Frank Coenen, le directeur de Belwind Belgique. Belwind est une émanation de la société néerlandaise Evelop, qui revendique le leadership mondial dans le domaine de l'énergie éolienne offshore grâce à un «portefeuille total de développement éolien de plus de 6.000 mégawatts (MW)».

De cette impressionnante capacité, le futur parc de Zeebrugge prendra à son compte la bagatelle de 330 MW. «Cela devrait se traduire par une production annuelle estimée à 1,2 térawatts/heure, soit un niveau suffisant, assure-t-on chez Belwind, pour approvisionner en électricité quelque 330.000 foyers belges».

Cette production permettrait en outre d'éviter l'émission de 600.000 tonnes de CO², selon les promoteurs, qui n'hésitent dès lors pas à qualifier en conséquence le projet, d'usine «la plus propre de Belgique».

Le montant de l'enveloppe que requerra la réalisation n'est pas non plus piqué des vers: avec un budget proche de 900 millions d'euros, il figurerait rien moins qu'au premier rang des investissements industriels consentis en Belgique ces dix dernières années.

Les turbines seront déployées sur une zone de 35 km², là où la profondeur oscille entre 20 et 35 mètres.

Côté autorités, on se félicite des incidences économiques et écologiques du dossier. Quant à Coenen, il manie la carotte et le bâton à l'égard des pouvoirs publics. «Il aurait été impossible de mener à bien ce grand projet sans le fort soutien du gouvernement et des administrations», assure-t-il, avant de plaider pour une politique plus volontariste en faveur du développement durable. «Le permis est assorti de 54 conditions. Pour être délivré, il a dû transiter par 13 administrations, tout comme avant lui le dossier de la concession. C'est d'autant plus inquiétant qu'il s'agit d'un investissement 100% privé, nullement subsidié». 

 

F.L.

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