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La prolongation du nucléaire rapportera 1 milliard

©Reuters

Gérard Mestrallet, président-directeur général de GDF-Suez, maison-mère d'Electrabel, a, lors d'une visite aux Etats-Unis, chiffré la prolongation des trois unités nucléaires belges les plus anciennes: étendre leur durée d'exploitation coûterait 800 millions d'euros mais rapporterait un milliard d'euros net entre 2015 et 2025 à l'entreprise française.

Bruxelles (L'Echo) - La position de Gérard Mestrallet n'est pas neuve mais l'homme n'entend pas se faire oublier à un moment crucial. Tant pour les finances de l'État que l'avenir du groupe dans le pays. Alors que le gouvernement fédéral cherche par tous les moyens 25 milliards d'euros pour boucler son budget, Gérard Mestrallet souligne qu'il ne faut pas compter sur son groupe. Le message est clair. Excédé, il y voit un acharnement. «C'est anormal. Pourquoi ne pas demander aux banques de payer

Fidèle à sa ligne de conduite, Mestrallet laisse entrevoir des choix difficiles pour le groupe en Belgique. «À un moment donné, il faudra bien prendre des décisions rationnelles. Cette taxe de 500 millions est ridicule. Le groupe devra faire des choix industriels.» Et économiques.

En retirant 500 millions du bénéfice que réalise sa filiale Electrabel en Belgique - 600 millions - l'activité devient de moins en moins rentable.

Outre le budget belge, GDF Suez doit également gérer un autre dossier délicat: la loi de sortie du nucléaire. Pour rappel, le gouvernement doit se prononcer d'ici la mi-octobre sur la fermeture de 3 tranches du parc nucléaire belge en 2015. Si GDF Suez entend «respecter la décision du gouvernement belge», il ne veut pas rester muet. En coulisses, les négociations ont débuté.

Autant dire que «si on nous taxe 500 millions chaque année, on les ferme.»

D`un autre cote, son groupe joue gros. Financièrement. «La prolongation rapportera 1 milliard entre 2015 et 2025.» Un montant «qui vaut la peine» de se battre.

Mais, visiblement, tous les scénarios sont aujourd'hui envisagés. Et on tient d'ores et déjà à arrondir les angles. «Le nucléaire n'est pas une condition de notre présence en Belgique. Mais je veux être certain que notre présence est souhaitée et que les règles du jeu sont claires. Je tends la main et souhaite un pacte de développement pour les prochaines années. La Belgique est très importante pour nous. C'est notre pays domestique comme la France.»

La suite est à lire dans l'Echo de vendredi

FXL

 

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