Le futur commissaire allemand à l'Energie nie vouloir favoriser l'Allemagne

©REUTERS

Le commissaire désigné à l'Energie, l'Allemand Günther Oettinger, s'est défendu jeudi de représenter les intérêts de la puissante industrie énergétique allemande dans le cadre de ses nouvelles fonctions de commissaire européen.

(AFP) - Günther Oettinger répondait jeudi matin lors d'une audition de trois heures aux questions de députés européens, qui peuvent refuser sa présence au sein de la future équipe de la Commission.

"Je ne suis pas un commissaire allemand, je suis un commissaire proposé pour l'Energie. Je ne prendrai pas partie pour les structures allemandes", a-t-il dit, tout en admettant avoir des contacts étroits avec certains dirigeants de groupes énergétiques de son pays.

"Je n'ai pas d'actions d'EON, de RWE et d'autres groupes énergétiques, mais je dois avoir des contacts étroits avec les entreprises", a-t-il souligné. "J'ai toujours été indépendant, j'ai toujours essayé d'être juste et j'ai refusé l'influence des intérêts économiques", a-t-il assuré.
Dans le cadre de la même audition, M. Oettinger s'est défendu face aux soupçons d'antisémitisme le visant, en soulignant ses "relations très intenses et très confiantes" avec la communauté juive allemande.

Interrogé par une parlementaire sur sa participation à un groupe de réflexion "connu pour ses déclarations antisémites", M. Oettinger a rétorqué: "Mon prédécesseur (à la tête du Land de Bade-Wurtemberg) était membre d'une fondation et je lui ai succédé". "J'ai refusé ensuite de participer aux réunions de cette fondation", a-t-il ajouté.

M. Oettinger avait notamment été au centre d'une polémique sur des propos controversés en 2007, quand il avait défendu le passé d'un ancien nazi, son prédécesseur à la tête de l'Etat régional du Bade-Wurtemberg, Hans Filbinger, aux obsèques de ce dernier.

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