Publicité

Les prix du pétrole bondissent après le recul des stocks américains d'essence

Les prix du pétrole ont bondi mercredi, après l'annonce d'un recul inattendu des stocks américains d'essence qui a réveillé les inquiétudes des investisseurs quant à l'approvisionnement du marché américain en carburant cet été.

(afp) Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en août a pris 1,20 dollar, clôturant à 68,97 dollars.A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a gagné 36 cents à 70,53 dollars sur l'Intercontinental Exchange."A première vue, les statistiques de cette semaine ont poursuivi la même histoire que les semaines précédentes: les stocks de brut ont continué à progresser, atteignant des niveaux inédits depuis mai 1998, alors que les stocks de produits ont prolongé leur déclin", a commenté Antoine Halff, analyste à la maison de courtage Fimat.

Le département américain de l'Energie (DoE) a en effet annoncé un recul de 700.000 barils des stocks américains d'essence et de 2,3 millions de barils des réserves de produit distillés (gazole et fioul de chauffage) lors de la semaine achevée le 22 juin.Seules les réserves de brut ont augmenté, de 1,6 million de barils, conformément aux attentes.Ces annonces ont pris le marché au dépourvu, les courtiers s'attendant plutôt à une progression des stocks de produits raffinés.

Les stocks d'essence sont très surveillés en cette période de grands déplacements estivaux, qui s'accompagne traditionnellement d'une forte demande de carburant.Ces réserves, bien inférieures à leur niveau habituel en cette période de l'année, constituent un sujet d'inquiétude permanent pour le marché depuis plusieurs semaines.A 202,6 millions de barils, les stocks d'essence comptent en effet près de 12 millions de barils de moins (-5,5%) qu'à la même période de 2006, alors que la demande est en hausse de 1,4%.

Par ailleurs, les raffineries ont augmenté leur cadence, fonctionnant à 89,4% de leurs capacités, mais elle reste inférieure à son niveau habituel.Lors de la semaine terminée le 15 juin, le taux d'utilisation des raffineries était tombé à son plus bas niveau depuis 1991 pour cette période de l'année, selon l'Agence d'information sur l'Energie (EIA)."Cela veut dire que les réserves d'essence ne vont pas progresser du tout pendant l'été.

Si la demande continue à monter durant les mois à venir, je pense qu'il y aura une pression importante à la hausse des prix de l'essence", a commenté Bart Melek, analyste chez BMO Capital Markets.Cette hausse des prix de l'essence devrait se répercuter sur le brut car le brut américain (le West Texas Intermediate, WTI) "sert essentiellement à produire de l'essence", a indiqué M. Melek."S'il y a une perturbation de la production, due par exemple à un ouragan, durant la saison de forte demande cet été, il va y avoir des prix beaucoup plus élevés", a-t-il prévenu."Le marché de l'essence reste tendu avec des stocks demeurant sous la moyenne d'évolution.

De ce fait, beaucoup d'analystes vont continuer à se focaliser sur les volumes de production d'esssence pendant le restant de l'été", ont estimé les analystes de l'EIA.

Photo Belga

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés