Les prix du pétrole terminent fermes une semaine de records

La semaine qui s'achève aura été une nouvelle semaine de sommets pour le marché du brut. Alors qu'il avait à peine touché le seuil des 100 dollars le baril début janvier, le prix du pétrole a cette fois-ci largement franchi cette barre symbolique, en grimpant mercredi jusqu'à 101,32 dollars le baril.

(afp) - Les cours du pétrole brut se sont maintenus vendredi à New York à proximité des 99 dollars le baril, restant à des sommets après une semaine de records au-delà du seuil des 100 dollars.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en avril, nouveau contrat de référence, a clôturé à 98,81 dollars, en hausse de 58 cents.

La semaine qui s'achève aura été une nouvelle semaine de sommets pour le marché du brut. Alors qu'il avait à peine touché le seuil des 100 dollars le baril début janvier, le prix du pétrole a cette fois-ci largement franchi cette barre symbolique, en grimpant mercredi jusqu'à 101,32 dollars le baril.

Après avoir connu un mouvement de repli jeudi sous l'effet combiné de prises de bénéfices et d'une reconstitution marquée des réserves américaines de pétrole, "le marché se consolide" grignotant encore quelques cents, a expliqué Bart Melek, analyste de BMO Capital Markets.

"Les tensions géopolitiques et le dollar faible (qui rend le brut meilleur marché à l'international, ndlr) fournissent au final un coussin d'amortissement aux prix du pétrole voire même attirent une nouvelle vague d'achats spéculatifs", a indiqué Mike Fitzpatrick, analyste de MF Global.

Nouvelle source d'inquiétudes sur le front géopolitique, l'armée turque a annoncé vendredi avoir lancé la veille une opération terrestre dans le nord de l'Irak pour pourchasser les rebelles séparatistes kurdes.

"Lundi, on regardera probablement cela comme un non-événement. Néanmoins, c'est le genre de choses, d'autant plus avant le week-end, qui peut faire remonter le pétrole", a considéré James Williams, analyste de WTRG Energy.

Mais "les prix actuels ne reflètent l'équilibre entre l'offre et la demande sur le marché physique du pétrole", a appuyé M. Williams. Il considère, comme la plupart des acteurs du marché, que la barre des 100 dollars le baril a été refranchie avant tout à cause de l'afflux de fonds spéculatifs vers les marchés de matières premières davantage profitables ces derniers temps.

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