Les profits d'EDF reculent sur fond de baisse de la production nucléaire

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Le bénéfice net d'EDF est en baisse de 10,7% en 2009. Cette chute est due en partie à la baisse de production nucléaire, à son plus bas niveau depuis 10 ans, ce qui a obligé EDF à importer de l'électricité.


La demande d'électricité des clients d'EDF a reculé de 2% en France en 2009 et de 5% pour les grands clients industriels.

La production nucléaire a en outre baissé à son plus bas niveau depuis 10 ans, obligeant le groupe à "augmenter significativement ses achats nets" d'électricité sur les marchés de gros.

Ces achats, passés de 5,8 TWh (térawattheures) en 2008 à 24 TWh en 2009, ont "fortement pesé sur les performances financières" du groupe. "C'est la 2e année consécutive que nous avons été acheteurs nets d'électricité hors de France, alors que nous sommes traditionnellement exportateurs", a remarqué Daniel Camus, directeur financier d'EDF au cours d'un entretien avec des journalistes.

Le taux de disponibilité du parc nucléaire, affecté par des mouvements sociaux et des pannes fortuites, est tombé à 78% en 2009, sont plus bas niveau depuis 1992.

Pour le reste la performance de l'électricien tricolore a été soutenue par les activités internationales, grâce notamment à l'acquisition de l'opérateur nucléaire britannique British Energy.

Le résultat opérationnel (Ebitda) progresse de 53,5% hors de France mais de seulement 4,7% en France.

La dette nette d'EDF a bondi de 73% en 2009 pour s'établir à 42,5 milliards, en raison des acquisitions opérées par le groupe au Royaume-Uni (British Energy), en Belgique (SPE) ou aux Etats-Unis (Constellation).


EDF prendra la décision de vendre ou non son réseau de distribution d'électricité au Royaume-Uni, lors d'un conseil d'aministration "fin mars-début avril", a indiqué M. Camus. Ce réseau est évalué à plus de 4 milliard d'euros.

EDF versera un dividende de 1,15 euro à ses actionnaires (dont l'Etat à 85%) au titre de l'année 2009, contre 1,28 euro pour 2008.

Pour 2010, le groupe s'attend à "une stabilisation de la demande d'électricité dans les principaux pays" où il opère.

 

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