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Pinault, toujours silencieux sur Suez, a acquis 5,1% de Vinci

Artémis, la holding de la famille de François Pinault, qui doit préciser d'ici le 2 février ses intentions sur le groupe d'énergie et d'environnement Suez, a fait l'acquisition de 5,1% du capital du groupe de BTP français Vinci, a annoncé jeudi Artémis.

(afp) Artémis a racheté 11,946 millions de titres Vinci pour 1,1 milliard d'euros, a indiqué une porte-parole d'Artémis. Artémis détient également 5,23% des droits de vote du groupe de BTP.

Cette position "s'est construite sur plusieurs mois, depuis septembre dernier", a-t-elle ajouté.

La holding devient ainsi le premier actionnaire de Vinci derrière les salariés, qui détenaient, au 30 juin dernier, 8,7% du capital du groupe.

Interrogée sur les raisons de cette prise de capital, la porte-parole d'Artémis a indiqué que la holding "croit à la stratégie de Vinci".

"On pense que c'est une belle entreprise, qui a un potentiel de croissance. Il va y avoir une consolidation dans ce secteur, et ce sera un acteur important", a-t-elle dit.

La directrice générale d'Artémis Patricia Barbizet "a effectivement appelé Vinci dans l'après-midi pour lui dire qu'elle avait pris une participation de 5% au capital de Vinci", a confirmé de son côté une porte-parole du groupe de BTP.

"On en prend acte", a-t-elle dit.

Déjà actionnaire de Bouygues, à hauteur de 2,1% du capital au 30 juin, Artémis se renforce ainsi dans "des activités que l'on connaît, notamment la partie construction", a souligné la porte-parole d'Artémis.

Artémis a indiqué que "toutes les options sont ouvertes" concernant une éventuelle poursuite de sa montée au capital de Vinci.

Sa porte-parole a par ailleurs précisé que cette prise de participation "n'a pas de rapport" avec Suez. "Suez et Vinci sont deux dossiers différents", a-t-elle dit.

L'Autorité des marchés financiers (AMF) a donné jusqu'au 2 février à François Pinault, qui avait reconnu "l'existence, fut-elle très préliminaire, d'un projet" d'OPA sur Suez, pour lancer ou non une offre sur le groupe de Gérard Mestrallet.

"On a plusieurs dossiers en cours. Suez en est un, sur lequel on menait des réflexions exploratoires, et Vinci en est un autre", a déclaré la porte-parole d'Artémis.

Elle a précisé qu'Artémis n'avait "pas parlé avec Vinci, sauf pour les prévenir cet après-midi de cette prise de position", laissant entendre que la holding n'avait pas conclu d'accord particulier avec le groupe de BTP.

Elle a néanmoins indiqué qu'Artémis était "prête à discuter avec Vinci" pour d'éventuelles coopérations. "On n'exclut rien", a-t-elle dit.

Selon les schémas évoqués récemment dans la presse, M. Pinault aurait pu s'allier à Veolia Environnement, Vinci ou Wendel Investissement pour lancer une offre sur Suez.

Artémis aurait ensuite pu garder tout ou partie de la branche environnement France de Suez, tandis que la holding aurait cédé la branche environnement à l'international.

photo bloomberg

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