Total: Margerie a l'interdiction de voir l'ex-président iranien Rafsandjani

Le directeur général de Total, Christophe de Margerie, inculpé jeudi pour "corruption" dans une affaire liée à un marché en Iran, a l'interdiction de rencontrer l'ex-président iranien Ali Akbar Hachémi Rafsandjani et son fils, a-t-on indiqué vendredi de source judiciaire.

(afp) Cette mesure s'inscrit dans le cadre du contrôle judicaire décidé par le juge financier qui instruit le dossier, a confirmé cette source confirmant des informations du quotidien régional l'Est Républicain.M. de Margerie, 55 ans, depuis peu à la tête du quatrième groupe pétrolier mondial, a été inculpé jeudi de "corruption d'agents publics étrangers et abus de biens sociaux", selon une source judiciaire.Le groupe Total a confirmé cette inculpation et réaffirmé que les accords avaient été signés "dans le respect de la loi", dans un communiqué.Le juge n'a pas suivi la position du parquet de Paris qui demandait l'absence de contrôle judiciaire pour M. de Margerie.Outre les Rafsandjani, le dirigeant français qui était directeur Moyen-Orient de Total à l'époque des faits, a l'interdiction de rencontrer plusieurs autres personnalités iraniennes.

Toutefois, ce contrôle judiciaire ne l'empêche pas d'exercer normalement ses fonctions de directeur général de Total.Le nom du fils de l'ancien président iranien Mehdi Hachémi Rafsandjani est apparu dans la procédure via le témoignage dans une enquête norvégienne sur la compagnie nationale pétrolière Statoil, qui indique qu'un système de corruption était organisé autour de celui-ci.La justice soupçonne Total et M. de Margerie d'avoir bénéficié de ce système de corruption.

Le contrat visé par le juge a été conclu en 1997 avec la société pétrolière nationale iranienne NIOC et concernait l'exploitation - par une joint-venture réunissant Total, le russe Gazprom, et le malaisien Petronas - d'une partie du champ gazier off-shore de South Pars au large de l'Iran.

Photo belga

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