ABN Amro: le fonds TCI conteste l'agenda de rencontre avec le consortium

Le fonds spéculatif TCI, actionnaire de la banque néerlandaise ABN Amro qu'il incite à se vendre au plus offrant, a jugé "fourbe" mercredi la date de rencontre prévue par le groupe avec un consortium de trois banques intéressées par son rachat.

(l'écho) ABN Amro, qui est en négociations avec la banque britannique Barclays, a prolongé mardi jusqu'à vendredi l'exclusivité de ses discussions avec celle-ci.

Elle a également indiqué qu'elle recevrait seulement en début de semaine prochaine un consortium de trois autres banques européennes l'ayant approchée la semaine dernière, la britannique Royal Bank of Scotland (RBS), l'espagnole SCH et la belge Fortis.

Or, les actionnaires d'ABN Amro ont jusqu'à vendredi après-midi pour s'incrire à l'assemblée générale du 26 avril et pouvoir voter les résolutions proposées par TCI, qui appellent à une recherche active de repreneur.

Le fonds spéculatif a jugé "fourbe et défavorable aux actionnaires" de placer le rendez-vous avec le consortium à une date postérieure au vote, mercredi dans un communiqué. Il a incité les autres actionnaires à "réagir en votant dans les temps pour l'ensemble de ses propositions".

Celles-ci visent à ce qu'ABN Amro "recherche activement" toutes les possibilités de vente, démantèlement ou fusion de ses activités principales, voire du groupe entier, pour en retourner le produit aux actionnaires sous forme de rachat d'actions ou de dividendes.

Elles suggèrent aussi qu'ABN rapporte dans les six mois maximum le résultat de ses investigations, et s'abstienne pendant ce délai de toute acquisition importante, notamment celle de la banque italienne Capitalia "qui a fait l'objet de rumeurs à répétition dans la presse".

La prolongation des discussions avec Barclays semble montrer une préférence d'ABN Amro pour une telle alliance, plutôt que pour le démantèlement envisagé par le consortium (les activités américaines à RBS, les italiennes et les brésiliennes à SCH, les néerlandaises à Fortis), mais les analystes pensent généralement que le consortium aurait les moyens de faire une offre plus élevée.

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