ABN Amro : travail "constructif" avec consortium, pas de changement de PDG

La banque néerlandaise ABN Amro, au coeur d'une intense bataille bancaire en Europe pour sa reprise, a assuré vendredi travailler de manière constructive avec le consortium qui a fait une offre rivale

(afp) Refusant de commenter les informations de presse selon lesquelles ABN Amro devait rencontrer ce vendredi le consortium conduit par Royal Bank of Scotland, le porte-parole de l'institution néerlandaise Neil Moorhouse a indiqué à l'AFP que la banque travaillait avec le trio "de manière constructive et en bonne collaboration".Selon plusieurs journaux, le consortium devrait annoncer formellement une contre offre à hauteur de 72 milliards d'euros d'ici dimanche soir.Après les appels lancés par des actionnaires pour que le PDG Rijkman Groenink démissionne au lendemain de ce qui est un coup dur pour son accord de rachat par Barclays, ABN Amro a indiqué qu'"un changement de direction n'était pas à l'ordre du jour".Jeudi, un tribunal d'Amsterdam s'est opposé à ce qu'ABN Amro puisse en l'état vendre sa filiale américaine, LaSalle, à Bank of America, une transaction au coeur de la bataille pour la prise de contrôle du groupe néerlandais.Le tribunal a estimé que cet accord lésait les intérêts des actionnaires de la banque néerlandaise.

Le 22 avril Barclays avait annoncé avoir trouvé un accord en vue d'acheter ABN Amro pour 67 milliards d'euros par échange d'actions, un montant sans précédent dans le secteur.Mais la banque britannique avait conditionné son offre à la vente séparée de LaSalle à Bank of America pour 21 milliards de dollars (15,5 milliards d'euros).

Vendredi, ABN Amro a indiqué dans un communiqué avoir demandé au tribunal si la décision rendue la veille invalidait une clause de l'accord ABN Amro-Barclays : selon cette clause, les candidats à la reprise de LaSalle ont jusqu'au 6 mai pour se déclarer, mais Bank of America aura ensuite cinq jours pour égaler l'offre plus élevée, ce qui lui suffira pour l'emporter.Camouflet pour Barclays et ABN, le jugement rendu jeudi fait à l'inverse les affaires du consortium bancaire concurrent qui lorgne également ABN Amro et s'est dit prêt à surenchérir à hauteur de 72 milliards d'euros et à 70% en cash.Ce consortium est composé de trois banques européennes, la britannique Royal Bank of Scotland (RBS), qui ne cache pas son intérêt pour LaSalle et a donc tout intérêt à éviter sa vente à Bank of America, l'espagnole Banco Santander (SCH) et la belgo-néerlandaise Fortis.La procédure en justice avait été lancée par l'association d'actionnaires néerlandaise VEB, qui a dans la foulée demandé la démission de M. Groenink.

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