Atos Origin: 2010 sera une année en recul

Le groupe de services et d'ingénierie informatique devra poursuivre la diminution de sa dette en 2010 après l'avoir réduite de plus de moitié en 2009. Il avance également qu'il ne versera pas de dividende.

(Reuters) - Atos Origin a annoncé mercredi viser pour 2010 un recul organique de son chiffre d'affaires moins marqué qu'en 2009 et a confirmé son objectif d'une hausse d'un demi-point à un point de sa marge opérationnelle après avoir dépassé les attentes l'an passé.

Le groupe de services et d'ingénierie informatique précise qu'il compte poursuivre la diminution de sa dette en 2010 après l'avoir réduite de plus de moitié en 2009.

Atos ajoute qu'il compte générer en 2010 un cash flow opérationnel de même ordre que celui de 117 millions d'euros de 2009 et qu'il ne versera à nouveau pas de dividende.

L'action s'octroie 2,47% à 33,40 euros vers 9h10, après avoir ouvert en hausse de près de 3%, surperformant l'indice paneuropéen de la technologie, en hausse d'un pour cent.

UBS note la solide génération de cash flow et une marge meilleure que prévu malgré la faillite du distributeur allemand Arcandor, premier client allemand d'Atos.

Atos, qui compte parmi ses concurrents l'américain Accenture et Capgemini, a réalisé une marge opérationnelle de 5,7% en 2009, en hausse de 84 points de base, dépassant le consensus de 5,4% donné par les analystes.

Il compte en 2010 sur l'effet des réductions de coûts effectuées l'année dernière dans le cadre du plan TOP (Total Operational Performance) mis en place en décembre 2008.

Le groupe devrait bénéficier d'une pression tarifaire sans commune mesure avec celle du début 2009, même si elle devrait rester au-dessus de la normale, a précisé lors d'une conférence téléphonique le directeur général adjoint Gilles Grapinet.

Le chiffre d'affaires d'Atos a reculé de 3,7% à périmètre et taux de change constants à 5.127 millions d'euros, proche du consensus Thomson Reuters à 5.138 millions.

ATOS WORLDLINE 

Le premier semestre 2010 devrait connaître une évolution similaire à celle de l'année 2009, avec un relatif attentisme de la part des clients avant un retour progressif à la croissance au second semestre, ont déclaré Gilles Grapinet et le directeur financier Michel-Alain Proch.

L'infogérance d'infrastructures, première division en termes de ventes, a affiché une croissance organique de 4,4% grâce au Royaume-Uni, tandis que l'intégration de systèmes, la deuxième division en importance, a vu son chiffre d'affaires diminuer de 11,2% sous le coup des activités de régie.

Atos Worldline, la division de services transactionnels également présent en Belgique par le biais de l'ex-Banksys, devrait afficher en 2010 une croissance organique de 3% à 4% contre 3,7% en 2009 et une marge opérationnelle supérieure à 15% après 15,8% l'an passé, a précisé Gilles Grapinet.

Les activités issues de la coentreprise avec Euronext devraient peser sur la croissance de Worldline probablement jusqu'en 2011, même si leur redressement se déroule bien.

Les prises de commandes ont reculé de 3% en données organiques en 2009 à 5.148 millions d'euros, tandis que le carnet de commandes s'élevait à 6,8 milliards d'euros au 31 décembre, en intégrant un impact d'environ 400 millions d'euros lié à la faillite d'Arcandor.

Cette faillite explique pourquoi Atos s'attend en 2010 à une nouvelle décroissance organique de son chiffre d'affaires, même si elle sera inférieure à celle de 2009.

"Le 'book-to-bill', qui n'était que de 0,86 fois au quatrième trimestre dans le conseil et de 1,03 fois dans l'intégration de systèmes, ne laisse pas présager de reprise rapide, même si les déclarations du groupe suggèrent une légère amélioration des cycles de ventes", observe UBS dans une note.

La dette nette d'Atos a été réduite à 139 millions d'euros au 31 décembre 2009 contre 304 millions un an plus tôt.
Gilles Grapinet a souligné que le groupe avait les moyens de participer à la consolidation du secteur des paiements électroniques en Europe, notamment après l'émission d'Oceanes pour 250 millions d'euros en octobre 2009.

Il a ajouté, sans plus de précisions, qu'Atos resterait très "réactif" vis-à-vis de toute opportunité qui se présenterait dans ce secteur. Atos avait réaffirmé à l'automne être sur les rangs pour l'acquisition de l'italien SIA-SSB.

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