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Aux actionnaires de Fortis de jouer!

©Photo News

Un peu plus de 20% de l'actionnariat du holding sera représenté au Heysel. Il y sera statué sur le sort de l'ex-navire amiral de l'économie belge. L'incertitude planera jusqu'au dernier moment sur l'appréciation qu'ils donneront aux trois opérations de l'automne.

Bruxelles (L'Echo) - Alea jacta est. Au terme d'une saga qui aura duré plus de quatre mois, les actionnaires de Fortis sont placés devant leurs responsabilités. La justice a estimé qu'il leur revenait de statuer sur les transactions de début octobre ayant mené au démantèlement du bancassureur. Selon «De Tijd», un peu plus de 20% de l'actionnariat du holding sera présent ou représenté aujourd'hui au Heysel.

L'incertitude planera jusqu'au dernier moment sur l'appréciation qu'ils donneront aux trois opérations de l'automne : vente des activités aux Pays-Bas à l'État néerlandais, nationalisation de Fortis Banque Belgique et rétrocession de 75 % des parts à BNP Paribas, qui reprend également 10 % des activités belges d'assurances, conformément à l'avenant convenu fin janvier.

  • Le vote sera serré. Les partisans du « oui » espèrent toujours que Ping An, premier actionnaire avec 5 % du capital, infléchira sa position. Mais un revirement de dernière minute paraît improbable. L'assureur chinois maintenait hier soir son intention de voter « non » aux trois transactions.

 

  • Les cabinets Modrikamen et Deminor, partisans d'un « stand alone », campent eux aussi sur leur position. Mais des lézardes apparaissent sur le front du refus. Les associations flamandes de petits porteurs VFB et Dolor se disent ainsi favorables à l'accord renégocié fin janvier avec BNP Paribas, qui ramène 90 % de Fortis Insurance Belgium dans le giron du holding. Leur homologue néerlandaise VEB s'est elle aussi ralliée au camp du « oui ».

Même Georges Ugeux, le candidat administrateur présenté par Deminor, reconnaît désormais le bien-fondé du deal avec BNP. Si certains changent d'avis, c'est sans doute en partie par pragmatisme. Car un vote négatif ne remettrait pas d'office en cause les cessions. Un juge devrait se prononcer sur le fond.

Et le volet BNP Paribas serait tranché par le conseil d'administration, qui pourrait choisir de concrétiser l'accord et de laisser la justice suivre son cours. Le suspense reste donc entier. Chez Fortis, on n'est pas sourd aux mouvements d'opinion exprimés hier. Mais le regain d'optimisme reste teinté d'une grande prudence.

 

L.V.D

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