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BAE : les dirigeants cités dans l'enquête pour corruption en Afrique du Sud

Les dirigeants du groupe britannique de défense BAE Systems sont nommément désignés comme auteurs possibles de faits de corruption, dans une enquête sur un marché du groupe en Afrique du Sud, a indiqué mercredi le quotidien The Guardian.

(afp) Selon le journal, le directeur général Mike Turner, l'ancien président Dick Evans et deux autres responsables de BAE sont cités dans ce document envoyé le 26 juin dernier aux autorités sud-africaines par le Serious Fraud Office (SFO), le service de lutte contre la grande délinquance financière."Il y a de bonnes raisons de penser que les personnes susnommées et l'entreprise ont commis des délits de corruption" indique le SFO dans ce document.

Le SFO avait confirmé la semaine dernière enquêter sur une vente d'avions de BAE à l'Afrique du Sud en 1999, conclue à un prix deux fois supérieur à celui des concurrents.Le document cité mercredi explique que des intermédiaires ont perçu un total de 80 millions de livres de commissions (environ 120 millions d'euros) entre 2000 et 2005, dont 70 millions via une compagnie offshore appelée Red Diamond, et 10 millions via HQ Marketing, "une unité hautement secrète de BAE".BAE a réagi en indiquant qu'il "continuait à coopérer pleinement à l'enquête. Nous ne faisons aucun commentaire, ce qui ne signifie pas que nous reconnaissions en quoi que ce soit les faits".

Le groupe est actuellement l'objet de fuites nombreuses, surtout dans le Guardian, sur les enquêtes pour corruption dont il fait l'objet dans divers pays.Cette série de révélations fait suite à l'interruption d'une enquête du SFO visant un contrat avec l'Arabie Saoudite, décision assumée par le Premier ministre britannique Tony Blair lui-même. Celui-ci a encore défendu sa position mardi en estimant que la poursuite de l'enquête aurait eu un effet "désastreux" sur les relations de Londres avec cet allié clé au Proche-Orient.Le Premier ministre subit cependant de nombreuses pressions pour faire rouvrir l'enquête, notamment de la part de l'Organisation du Développement et de la Coopération Economiques (OCDE) qui a demandé des explications, et de quelque 80 organisations non-gouvernementales qui lui ont adressé une lettre en ce sens.

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