Banques défaillantes: le retrait des Etats n'est pas pour demain

La tempête financière qui a fait vaciller le monde bancaire à l'automne 2008 s'est calmée. Mais l'intervention en force des Etats contraints de soutenir leurs banques défaillantes n'en arrive pas pour autant à son terme. Selon le consultant PricewaterhouseCoopers (PwC), il faudra entre cinq et sept ans pour que les pouvoirs publics retirent définitivement leurs billes, que ce soit sous forme d'apport en capital ou de garanties financières.


Avant de revendre leurs parts, les Etats devront procéder à un "grand nettoyage" des établissements financiers, en reprenant ou à tout le moins en assurant un suivi des actifs les plus douteux.

S'ajoute à cela la nécessité, pour les Etats, de mettre au point des solutions "crédibles et viables" pour enrayer la saignée budgétaire engendrée par ces soutiens massifs. Tout en veillant à assurer un bon "return" économique et social.

"Il faut pour cela que les banques soient plus attentives à leur assise financière et assument davantage leur rôle de pourvoyeurs de services au public, gage d'un meilleur rzetour pour les actionnaires et d'un maintien, voire d'une croissance de l'emploi", souligne Josy Steenwinckel.

L.V.D.

 

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