Barclays n'achètera pas ABN à n'importe quel prix, selon son patron

La banque britannique Barclays, qui discute actuellement d'une fusion avec ABN Amro, ne conclura pas l'affaire à n'importe quel prix, a prévenu son directeur général John Varley dans un message interne au groupe vu par le Financial Times. D'autres banques ont été citées également dans le dossier.

(afp) "Si nous ne pouvons pas réaliser l'affaire comme nous le souhaitons, nous abandonnerons la partie", prévient M. Varley dans ce message, indiquant "qu'il y a un prix auquel il serait bon de réaliser un accord, et un prix auquel ce serait une erreur".

M. Varley insiste encore: "Notre future croissance ne dépend pas de cette transaction (...) nous resterons indépendants aussi longtemps que nous le souhaitons".Le numéro trois britannique et le numéro un néerlandais sont depuis dix jours "en discussions préliminaires exclusives concernant la combinaison potentielle" de leurs activités et sont déjà d'accord sur des questions comme le lieu de cotation primaire (Londres) ou d'implantation du siège (Amsterdam).

D'autres banques ont cependant été citées comme pouvant être intéressées par ABN, dont l'alliance ou le démantèlement sont souhaités par plusieurs de ses actionnaires pour doper sa valeur: l'américaine Wachovia, les espagnoles Banco Santander Central Hispano et Banco Bilbao Vizcaya Argentaria, ou la française BNP Paribas.

Une alliance avec Citigroup a été citée, mais elle ne semble plus possible, la banque américaine ayant confirmé jeudi qu'elle faisait désormais partie du groupe de banques-conseils de Barclays.

Cette position ne devrait cependant pas empêcher Citigroup de postuler ultérieurement au rachat d'entités que Barclays et ABN-Amro ne souhaiteraient pas garder après leur éventuelle fusion, a assuré mercredi le Wall Street Journal.

Photo Belga

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés