Barclays serait prête à proposer 36 euros par action ABN Amro --Presse

Selon "The Observer", l'offre de Barclays pourrait cependant ne pas suffire à emporter la décision du comité directeur d'ABN, qui pourrait être séduit par les propositions du consortium. L'hebdomadaire affirme que Barclays serait prêt à offrir 36 euros par titre aux actionnaires d'ABN, alors que le consortium pourrait proposer jusqu'à 40 euros par action.

(afp) La banque anglaise Barclays devrait faire lundi une offre d'environ 69 milliards d'euros pour le rachat de son homologue néerlandaise ABN Amro, a affirmé dimanche la presse britannique.

Barclays devait se résoudre à préciser son offre alors que l'exclusivité de ses négociations avec ABN prenait fin vendredi et que la direction de la banque néerlandaise doit rencontrer lundi les représentants du consortium Royal Bank of Scotland, SCH et Fortis.

Selon "The Observer", l'offre de Barclays pourrait cependant ne pas suffire à emporter la décision du comité directeur d'ABN, qui pourrait être séduit par les propositions du consortium.

L'hebdomadaire affirme que Barclays serait prêt à offrir 36 euros par titre aux actionnaires d'ABN, alors que le consortium pourrait proposer jusqu'à 40 euros par action.

Pour "The Independent", l'offre de rachat de Barclays se situerait à "plus de 36 euros" par action.

Les membres du consortium avaient convié ABN à une réunion lundi pour "clarifier leurs intentions et leurs intérêts".

Ils ont parallèlement assuré de la simplicité du projet, du point de vue de sa réalisation et de la régulation comme pour les actionnaires.

La Banque centrale néerlandaise (DNB) avait mis en garde mercredi contre un rachat de ABN Amro par les trois banques européennes, jugeant l'opération compliquée et risquée.

John Varley, le directeur général de Barclays, avait le même jour averti que le groupe ne s'entêterait pas à racheter ABN Amro et y renoncerait s'il le faut.

Les discussions avec ABN "progressent" mais Barclays "aurait de nombreuses opportunités" si elle devait abandonner son projet de rachat du groupe néerlandais, avait assuré le dirigeant dans une lettre diffusée sur le réseau intranet de la banque.

"Nous examinons un rapprochement avec ABN en position de force et cela signifie que si nous choisissons de nous retirer, nous pouvons le faire", avait ajouté John Varley.

Une fusion entre Barclays et ABN Amro donnerait naissance à la deuxième banque européenne derrière HSBC.

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