BNPP: le plan d'intégration de Fortis dévoilé mardi

Baudouin Prot, CEO de BNP Paribas ©AFP

BNP Paribas dévoilera mardi à Bruxelles le plan d'intégration de sa filiale Fortis, qui doit s'étaler sur trois ans et passer par une importante réorganisation des activités et des effectifs de la banque. Sur le plan social, la casse devrait être limitée, conformément aux promesses prises par la banque vis-à-vis des autorités belges.

Bruxelles (L'Echo) - Les analystes financiers et les journalistes de la presse internationale ont rendez-vous mardi matin au siège de la banque, sis 20 rue royale. Voilà des semaines que le premier décembre, date de présentation du plan industriel de l’ex-Fortis Banque est entourée de rouge dans leurs agendas. L’établissement doit dévoiler aux marchés sa feuille de route pour les 3 années à venir.


Lors de sa présentation Baudouin Prot, le directeur général de BNP Paribas sera entouré de Jean-Laurent Bonnafé, le CEO de BNP Paribas Fortis, et des patrons de pôle de  la banque. Certains analystes s’attendent à un relèvement des objectifs financiers de BNP Paribas Fortis.  Dans une note publiée le 19 novembre, les analystes d’Exane  BNP Paribas estiment que les synergies tirées de l’opéartion pourraient finalement se monter à 700 millions d’euros contre  500 millions visés par la direction de la banque au mois de mai.


Outre les synergies, BNP Paribas Fortis est aussi attendue sur ses orientations stratégiques. 
«Les équipes de BNP Paribas y voient plus clair qu’il y a quelques mois. Elles ont mis le nez dans la mchine et sont capables d’affiner leur perspectives. Tout le monde a travaillé d’arrache-pied », souligne un analyste financier. 

La carte de la prudence


«Le plan devrait afficher des objectifs prudents comme c’est souvent le cas avec BNP Paribas, quitte à les relever par la suite. C’est comme cela que la banque avait procédé lors de l’intégration de l’intégration de BNL en Italie», ajoute un autre.    Sur le front  de l’emploi aussi, la banque française avance avec une prudence de sioux. Le bain de sang social -  agité comme un chiffon rouge  par certains opposants à l’opération - n’a finalement pas eu lieu.


Le rapprochement se traduira en Belgique par  750 suppressions de postes sur trois, sans recours aux licenciements secs, et avec un accord en matière de garantie de l’emploi et des statuts. 


 Au sein du Royaume, les représentants des salariés sont rassurés.  Mais certaines inquiétudes entourent le sort des équipes dans les pays où le droit social est moins protecteur, et surtout le dossier moins sensible politiquement. C’est le cas en Pologne ou en Turquie. En Espagne 150 à 200 postes feraient l’objet de doublons, selon nos informations. (L’Echo 28/11)


Accusé par certains  d’avoir mis la main sur les 75% de Fortis Banque à vil prix, BNP Paribas a déjà commencé à récolter les fruits de cette acquisition menée contre vents et marées. Au troisième trimestre, la filiale belge de la banque française a dégagé un profit de 277 millions d’euros après 261 millions d’euros. Sa persevérance semble lui donner raison.

K.T.

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