Bois Sauvage sort du rouge

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Le holding affiche un bénéfice net de 6,1 millions d'euros au titre de 2009 alors que l'exercice 2008 s'était soldé par une perte de 181,9 millions d'euros. La valeur intrinsèque du titre a dans le même temps progressé de 7%, à 269 euros.

Bruxelles (L'Echo) - Le holding Bois Sauvage, qui avait essuyé une perte de 181,9 millions d'euros en 2008, affiche au titre de 2009 un bénéfice de 6,1 millions d'euros, à la faveur de la remontée des cours boursiers.

Sa valeur intrinsèque était évaluée à 269 euros par titre au 31 décembre dernier, soit 7% de plus qu'un an plus tôt et représentant une décote de 37% par rapport au cours de Bourse ce jour-là. Et au 5 mars, cette valeur intrinsèque était même pointée à 282 euros par titre.

Sur ces bonnes nouvelles, la direction du holding a décidé de porter le dividende brut par action à 6,60 euros contre 6,40 en 2008.

Les produits opérationnels ont pourtant baissé, à 135,92 millions d'euros contre 140,2 millions en 2008, réduisant le résultat opérationnel avant cessions, variations de juste valeur et dépréciations de moitié à 22,48 millions d'euros.

Mais le résultat sur cessions (découlant des ventes de titres KBC, Technip, Tessenderlo, Fugro, Fortis et Dexia) est, lui, dans le positif (de 4,47 millions d'euros), alors qu'il était négatif de 126 millions en 2008.

Et les ajustements de valeur (à la valeur du marché) se traduisent par un bénéfice de 25 millions d'euros contre une perte de 133 millions lors de la très mauvaise année 2008 pour les marchés.

Cela n'empêche pas la société de voir son résultat global de l'exercice se traduire par un bénéfice de 45,72 millions d'euros contre une perte de 311,63 millions l'an dernier.

Un programme de rachat d'actions propres sera proposé aux actionnaires le 28 avril prochain, précise Bois Sauvage, qui reste "confiant dans la qualité des actifs" et "reste attentif à l'évolution des marchés" et "prudent sur les perspectives à court/moyen terme".

Enfin, Guy Paquot, figure légendaire du holding, se retirera de la présidence du conseil d'administration qu'il occupait depuis 1986 afin de la céder à Michel Delloye, administrateur indépendant depuis 2007. Le célèbre homme d'affaires liégeois restera toutefois administrateur.

 

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