Publicité

Brederode : dividende en hausse de 5,7% pour le dernier crû de van der Mersch

Brederode, qui n'est plus menée au quotidien par l'emblématique fondateur Pierre van der Mersch depuis le 1er janvier dernier, a vu ses capitaux propres progresser de 13,15% l'an dernier, en les portant à 1,219 milliard d'EUR. C'est ce qu'a fait savoir le holding ce jeudi après Bourse, par voie de communiqué.

(l'echo) Désormais co-dirigée par les deux seuls Gérard Cotton et Luigi Santambrogio, la société de Waterloo, dont la simplification des structures " n'est pas à l'agenda ", a dégagé un bénéfice net annuel de 188,81 millions d'euros (EUR), soit 5,54 EUR par action.

Comparé au résultat net enregistré en 2005 par la société d'investissements, il s'agit d'un recul de 26,24%. Mais il faut rappeler que cet exercice avait été historiquement florissant, avec une progression du bénéfice net, part du groupe toujours, de 139,2% (à 255,94 millions d'EUR). Et que les normes IFRS sont synonymes de volatilité?

" Avec les normes comptables IFRS, ce sont les capitaux propres qui permettent le mieux de juger de notre rentabilité, a d'ailleurs rappelé à L'Echo Gérard Cotton. Le résultat net est trop limité. Il reflète les valeurs des cours le 31 décembre à minuit. Il n'aurait pas été le même un quart d'heure plus tôt, ni un quart d'heure plus tard ".

Sans réelle surprise, le bénéfice du holding, qui détient notamment des parts dans Fortis, ING et Royal Dutch Shell, provient encore essentiellement de sa gestion de portefeuille (78,26% en titres cotés, le solde en private equity). Une activité dont le résultat avant impôts a toutefois régressé de 21,5%, à 193,01 millions d'EUR.

Ce montant global tient entre autre compte de 140,92 millions d'EUR réalisés en variation de valeur (-42,21%), de 41,14 millions d'EUR en dividendes (+19,68%)? et de 13,78 millions d'EUR en couverture pour les risques de change en USD et en GBP, alors que ce poste était ressorti en rouge, de 29,58 millions d'EUR, en 2005.

" L'idée de cette activité reste de limiter les risques de change, affirme Gérard Cotton. Ce qui se retrouve indirectement dans la variation de la juste valeur, comme des vases communicants. Le change, c'est donc une indication. Nous n'avons pas décidé de devenir traders, même si nous nous posons la question en permanence ".

DIVIDENDE ET ANNULATION DE TITRES

La société toujours présidée par Pierre van der Mersch, a l'intention de distribuer un dividende unitaire brut de 0,4933 EUR, en hausse de 5,7% (0,37 EUR net de précompte mobilier, 0,4193 EUR net avec strip VVPR). La mesure sera proposée aux actionnaires lors d'une assemblée programmée le 25 avril prochain.

Par ailleurs, Brederode, qui avait annulé plus de 3,37 millions de titres détenus en propre en mai dernier, veut remettre le couvert. A l'époque, le groupe s'était donné 18 mois pour racheter de nouvelles actions. Fin 2006, elle en avait amassé 1.109.907? qu'elle proposera de détruire " à une prochaine assemblée générale ".

" 7 à 10% EN EUROPE "

Fidèle à ses habitudes, Brederode, qui ne publie ses résultats que deux fois l'an, s'est montré très peu explicite en matière de prévisions à court terme, liant assez logiquement son sort à celui des bourses, principalement européennes. Il se dit néanmoins " confiant dans la qualité de ses actifs financiers, et dans leur perspective de rentabilité à plus long terme ".

" Pour 2007, je pense que les marchés seront loin des niveaux de 2005 et 2006, mais qu'ils resteront positifs, explique Gérard Cotton. Les titres européens, majoritaires chez nous, vont performer raisonnablement, avec une croissance de 7 et 10%. Pas beaucoup plus. Et c'est heureux, car des hausses de 20% sont intenables sur le long terme. Bref, pour nous, en 2007, il ne devrait pas y avoir de raisons de vendre ou d'acheter massivement. "

SORTIE DE DEXIA, DE KBC, DE TELENET?

La stratégie de Brederode est simple : moins de lignes de participations? toujours plus importantes. "Notre portefeuille comprend peu d'investissement situé en dessous de 20 millions d'EUR, explique Gérard Cotton, qui estime à environ 5 ans la durée de vie moyenne d'une participation Brederode. "

L'an dernier, Brederode a notamment vendu sa participation dans Dexia, KBC Holding, Aspen, Partner Re et Endesa. Le groupe a en revanche consolidé sa position dans de nombreuses sociétés, dont BP, ENI, E.on, Pfizer, Sanofi, ABN Amro, Axa, Lloyds et Sofina.

" En fait, nous sommes sortis d'Endesa un peu avant les autres, ainsi que de sociétés de réassurance, résume Gérard Cotton. Nous avons remplacé ces participations par de l'E .on et nous nous sommes renforcés dans des valeurs financières ".

En 2006, le cours de Brederode est passé de 24,64 à 29,30 EUR (+18,91%). Ce jeudi soir, sur Euronext, le titre a clôturé la séance à 28,80 EUR, en baisse de 0,69 EUR%.

Photo Belga

Xavier Degraux

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés