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Bruxelles revient à la charge contre les banques, jugées pas assez concurrentielles

La Commission européenne a une nouvelle fois stigmatisé mercredi l'absence de concurrence dans le secteur européen de la banque de détail, remettant pour la première fois en cause le fonctionnement des caisses d'épargne et des banques coopératives. Un an et demi après son lancement, "l'enquête a révélé l'existence de nombreux obstacles à la concurrence, qui renchérissent inutilement le coût des services bancaires de détail pour les entreprises et les consommateurs européens", a déploré la commissaire à la Concurrence, Neelie Kroes.

(afp) L'enjeu est d'autant plus important que le secteur a affiché en 2004 un revenu brut de 250 à 270 milliards d'euros, soit 2% du PIB total de l'UE.Dans son rapport final, la Commission a surtout répété les griefs déjà formulés en avril et juillet 2006: marchés fragmentés à l'abri des frontières nationales, cartes de paiement trop chères, obstacles à l'arrivée de nouveaux concurrents, ventes liées de produits bancaires, mobilité des clients limitée par des frais de clôture élevés, etc.

Toutefois, petite nouveauté, elle a choisi d'insister sur un point qui pourrait s'avérer douloureux pour certains Etats membres.Ainsi, la Commission stigmatise les relations très étroites de coopération entre certains établissements, et plus particulièrement entre les caisses d'épargne et les banques coopératives, très présentes en France, en Allemagne, en Autriche, en Italie et en Espagne.En Allemagne notamment, les Sparkassen représentent une part non négligeable de la banque de détail et font du marché allemand une forteresse difficile à assiéger pour quiconque voudrait y entrer."La coopération entre banques peut produire des avantages pour le consommateur", reconnaît Bruxelles, mais plutôt lorsqu'il s'agit de PME qui ne détiennent pas une part importante du marché.

En revanche, "lorsque des banques indépendantes occupant ensemble une position forte se livrent à une coopération afin de limiter la concurrence entre elles ou d'exclure de nouveaux venus, il est possible que la concurrence soit entravée", met-elle en garde.

Photo Belga

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